Pourquoi lui ?
Vous prenez Brett Easton Ellis sans la drogue. Vous mélangez avec un Jay Mcinerney dépourvu de cynisme. Vous filtrez les clichés et vous obtenez Jonathan Dee.
Où le lire ?
Dans une classe de HEC ou à un congrès de Jean-Luc Mélenchon. Les deux fonctionnent.
Le passage à retenir par cœur.
« Ils possédaient plus d’argent qu’il était possible à quiconque d’en dépenser – une quantité telle qu’il leur fallait engager des gens rien que pour les aider à le distribuer – et pourtant, au lieu d’arrêter, son père travaillait plus dur que jamais, gagnant des sommes folles, des sommes obscènes, comme par enchantement. C’était comme quand les gens demandaient : avons-nous vraiment besoin de tous ces missiles nucléaires ? Combien faut-il pour que ce soit trop ? La bonne réponse, c’est que ce n’est jamais trop, puisque la question n’est pas le besoin, la question est de se sentir en sécurité dans le monde, et peut-on jamais se sentir assez en sécurité ? Non. Non. Le succès est une forteresse dont les murs tremblent constamment sous les coups de boutoir de la peur? Tout ce que vous avez fait hier ne signifie plus rien : dès l’instant où vous perdez le contrôle sur ce que vous avez bâti, la ruine menace. Votre plus grand désir, du strict point de vue de l’évolution, c’est d’avoir la mémoire courte. »
À qui l’offrir ?
À vos amis qui votent extrême gauche comme on vote FN. Par facilité de pensée. Parce que stigmatiser par la classe ou par l’argent, c’est simplement du racisme social.



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Écrit par
Zoé de Sagan
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La joie tardive de Lucy Sante : quand l’écriture libère enfin le corps
Ce n’est pas tous les jours qu’un grand quotidien comme Le Monde consacre un long portrait aussi lumineux à une transition de genre. Pourtant, l’article d’Elise Karlin, intitulé « Une transition de genre heureuse pour l’écrivaine américaine Lucy Sante », respire une rare sérénité.