Les sextapes de Yann Moix, ou le vieux beau qui se fait prendre à son propre piège
Yann Moix, éternel adolescent attardé de la Rive Gauche, se retrouve une fois de plus au cœur d’un scandale judiciaire aussi pathétique que prévisible. Deux ex-petites amies, toutes deux nettement plus jeunes que lui, s’affrontent devant les tribunaux autour de vidéos intimes qu’il aurait filmées.
L’une d’elles, une ancienne élève-officier de gendarmerie de 27 ans, est poursuivie pour chantage. Procès le 26 janvier. On attend déjà le prochain livre autofictionnel larmoyant.
Franchement, à force, on commence à se lasser. Yann Moix, ce génie autoproclamé, ce martyr médiatique patenté, ce collectionneur compulsif de jeunesses à peine sorties de l’adolescence, nous refait encore le coup du « je suis une victime ». Sauf que cette fois, la victime, c’est surtout son ego surdimensionné qui prend une claque.
Imaginez la scène : notre Yann national, la cinquantaine bien tassée (58 ans, mes agneaux, l’âge où certains hommes découvrent enfin la maturité, mais pas lui), filme des ébats torrides avec des jeunes femmes qui pourraient presque être ses filles.
Puis, quand ça tourne au vinaigre – ce qui arrive systématiquement, semble-t-il –, les vidéos resurgissent comme un boomerang numérique.
Et voilà qu’une ex, une gendarmette de 27 ans (27 ans ! À cet âge-là, on passe encore le concours, on n’est pas censée gérer les crises existentielles d’un écrivain en manque d’attention), se retrouve accusée de chantage. Deux ans de prison ferme requis, 60 000 euros d’amende… Tout ça parce que Monsieur a encore confondu passion et matériel autobiographique.
On connaît la chanson : Yann aime les « très jeunes », il l’a dit, redit, écrit, pleuré sur tous les plateaux. Il nous a servi la grande tirade misogyne sur les femmes de plus de 50 ans « invisibles » pour lui (merci pour nous, darling). Résultat ? Il enchaîne les conquêtes printanières, les filme (avec consentement, paraît-il, mais bon…), et quand la flamme s’éteint, il joue les offensés quand les images refont surface. Pathétique.
Ce qui est savoureux, c’est l’hypocrisie totale. L’homme qui expose sa vie familiale en place publique, qui pleure sur son enfance dans des livres vendus à des centaines de milliers d’exemplaires, qui se met en scène dans des documentaires avec Depardieu en mode « gros dégueulasses », hurle au viol de sa vie privée dès qu’une ex sort les griffes. Chéri, quand on vit en exposition permanente, on ne peut pas ensuite réclamer la discrétion.
Et cette pauvre petite gendarmette qui va devoir s’expliquer devant un juge… On plaint presque la juge qui va visionner les preuves.
On imagine Yann, dans son appartement rempli de manuscrits inachevés, en train de rédiger déjà le prochain opus : « Sextape, ou le calvaire de l’artiste incompris ». Sous-titre : « Comment les femmes m’ont encore trahi ».
Moralité, mes trésors : quand on joue les prédateurs mondains à 58 ans avec des filles de 27, il faut assumer jusqu’au bout. Ou alors, rangez le téléphone. C’est plus simple.
Bisous acides,
Zaza Dior
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