Nouvelle commission rogatoire
Le 4 juin 2025, alors que je m’apprêtais à aller chercher mon enfant à l’école, j’ai reçu un nouvel appel de la police judiciaire de Paris. Le précédent concernait une plainte déposée par Cyril Hanouna contre Zoé et Juan Branco simultanément. Mais cette fois, c’était différent. L’appel émanait d’un interlocuteur inconnu et portait sur une nouvelle commission rogatoire, liée à une mise en examen orchestrée par l’inénarrable Julien Pain.
Après cinq ou six ans d’échanges réguliers, j’ai la chance de connaître une bonne partie des effectifs de la police judiciaire parisienne, ce qui facilite le suivi des démarches. Cette nouvelle enquête s’ajoute à une longue série ayant déjà visé des figures comme Gabriel Attal, Emmanuel Macron, Brigitte Macron, Cyril Hanouna, Rudy R. ou encore le haut-fonctionnaire Louis Jublin. Julien Pain, autrefois ardent défenseur de la liberté d’expression chez Reporters sans frontières et aujourd’hui journaliste spécialisé dans la vérification des faits, semble désormais décidé, lui aussi, à s’attaquer à Zoé.
Depuis que Brigitte Macron a ouvert la voie, ils veulent tous leur procès contre Zoé. J’ai l’impression qu’ils sont agacés de passer après elle, mais il y a tout de même un ordre de priorité à respecter. Ils doivent l’accepter et être patients.
Quelle est la raison cette fois-ci ?
Vous vous demandez sans doute de quoi il s’agit maintenant. Pour commencer, il ne s’agit plus des quatre phrases que je n’ai pas écrites, mais qui sont attribuées à Candace Owens ou Xavier Poussard. Ce n’est pas non plus lié à ce demi-tweet évoquant une soirée « trois MMC » en juin 2023 – si ma mémoire est bonne – impliquant Gabriel Attal, qui avait alors mobilisé tous les avocats de Paris. Non, cette fois, c’est le summum. La police judiciaire m’a assuré que ce devrait être la dernière affaire, et je crois qu’eux-mêmes en ont assez. Les juges, quant à eux, sont à bout. Imaginez : des dizaines de fonctionnaires qui sont mobilisés quotidiennement pour protéger l’entourage de l’Élysée. Cela semble insensé, mais j’ai pu malgré tout expliquer à la police ce qui s’était réellement passé.
Par exemple, Julien Pain a tenu une conférence de deux heures devant Anne Hidalgo et des centaines d’influenceurs, affirmant que je faisais du mal aux femmes et aux enfants. Cela dépasse largement le cadre de la diffamation. À l’époque, j’avais Zoé à mes côtés, et j’estimais avoir le droit de répliquer. J’ai donc passé un long moment à tout expliquer à la police judiciaire. Ils en sont parfaitement conscients et se disent consternés. Ils savent que Rudy, Julien Pain, Tristan et d’autres exploitent leurs services pour se protéger, mobilisant des moyens d’État et les forces de l’ordre afin de nous réduire au silence.

Une réponse à la hauteur
Est-il normal que des lecteurs de mes livres m’envoient des vidéos de Julien Pain face à Anne Hidalgo, le montrant en train de m’accuser de nuire aux femmes et aux enfants ? En réaction, pour lui répondre et lui donner une bonne leçon, j’ai trouvé sur Internet un homonyme, un certain Julien Pain, qui avait violenté sa femme. J’en ai fait un post pour lui donner une leçon, pour lui montrer ce que ça fait de propager des absurdités. Cela l’a rendu fou de rage. Résultat : il a fait publier un article en une de France Info contre Zoé Sagan. Et maintenant, un procès se profile à cause de cela.
Un autre procès est également en préparation, cette fois autour du hashtag #RudyKissMyAss. C’est surréaliste. Je risque d’être condamné, comme dans l’affaire Brigitte Macron, pour des hashtags que je n’ai pas lancés et des phrases que je n’ai pas publiées. Nous sommes plongés dans une dystopie totale et implacable. En privé, cette petite bande menace encore de m’envoyer en prison pour deux ans. Mais comment peut-on envisager d’incarcérer quelqu’un qui élève un enfant, gagne sa vie honnêtement et s’intègre dans la société, alors qu’il manque 20 000 places de prison ?
Un coût exorbitant
Avec mes deux avocats, nous avons calculé le coût de toutes ces procédures, tant pour eux que pour moi. Les chiffres donnent le vertige, c’est proprement délirant. Personne ne pourrait imaginer une telle situation. De nombreux médecins, psys et personnalités influentes qui suivent les aventures de Zoé affirment que les Macron, ainsi que le clan de Schiappa, Julien Pain, Rudy, Gabriel Attal – ont subi un véritable traumatisme en lisant Zoé Sagan tous les jours pendant un an. Selon eux, tant qu’ils n’auront pas obtenu chacun 12 000 euros de la part du créateur de Zoé Sagan, accompagnés de dépêches AFP déclarant qu’ils ont souffert, qu’ils ont été harcelés et que cela a affecté leur vie sexuelle, financière, amoureuse et familiale, ils ne retrouveront pas la paix.
Moi, je suis prêt à les indemniser, même si cela me prend des années. Mais quand j’en discute avec des policiers – des parents, des gens moraux, éthiques, ancrés dans la réalité –, je leur demande leur avis. Ce qu’ils en pensent est si terrible que je ne peux même pas le retranscrire ici. La société est fracturée : les 1 % contre les 99 %. Je serais prêt à leur verser 40 000 euros sans hésiter si cela pouvait les apaiser. Mais ils doivent comprendre que ces 40 000 euros, je les transformerais en 40 millions d’euros d’achat d’espace contre eux. Tel Vladimir Poutine sous pression, je me laisse attaquer, je me laisse détruire, puis un matin, je lancerai une contre-offensive culturelle massive. Ils ne verront rien venir. Je les avais pourtant prévenus.
Un harcèlement hors norme
Ce niveau de harcèlement est inédit. Quinze membres de la police judiciaire, six ou sept juges d’instruction, des huissiers : tout cela mobilisé pour des tweets qui n’existent plus, qu’ils ont eux-mêmes censurés ! Ils continuent de m’envoyer des documents surréalistes, que j’hésite à vous les transmettre. Ils évoquent désormais des tweets de Zoé Sagan datant de 2025, alors que, comme vous le savez, je n’ai plus de compte X depuis le 8 juillet 2024. C’est une obsession maladive. Je ne sais plus quoi faire. Cette bande, très procéduriers, activent leurs réseaux et leur influence, et je me sens démuni face à eux, à la police, à leurs avocats, à tout le monde. Je ne vois que de la folie autour d’eux.
Mais avant de répondre dignement, je tiens à vous en parler. À vous. Dès demain ou en début de semaine prochaine, je vous enverrai chaque jour, comme pour le roman Vie et Mort de Zoé Sagan, les scènes du procès de Zoé. J’espère que vous allez aimer et j’attends vos retours avec impatience. Nous pouvons publier ici une ou deux scènes par jour, comme une série. En une dizaine de lettres, vous aurez l’intégralité de cette pièce.
Un signe du destin
Et ce qui est encore plus beau, c’est que la maîtresse de mon fils, qui est en CE2, lui a attribué le rôle du juge dans « le procès du loup » (qui ressemble étrangement au procès de Zoé) pour le spectacle de fin d’année. Je viens de l’apprendre. Hier soir. Il n’y a pas de hasard : c’est un clin d’œil de l’au-delà, un signe de la providence. Bref, un truc que Julien Pain, Rudy Reichstadt ou Gabriel Attal ne peuvent pas comprendre.





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