Nouvelle mise en examen
Ce matin, comme chaque jour, le facteur a sonné à ma porte. Il s’est immobilisé un instant, m’a considérée avec une empathie profonde, la main posée sur le cœur, et m’a dit, dans un souffle presque solennel : « Je n’ai jamais vu quelqu’un recevoir autant de courriers recommandés en si peu de temps, pas même en un mois. » Il n’est pourtant pas novice dans son métier ; cela fait dix, peut-être vingt ans qu’il arpente les rues, distribuant lettres et nouvelles, bonnes ou mauvaises. Aujourd’hui, parmi les missives qu’il m’a tendues, une retient particulièrement mon attention : le retour de Rudy Reichstadt, ou plutôt, les conséquences de ses actes. Car me voici officiellement mise en examen pour un hashtag, #RudyKissMyAss lancé par l’écrivain français Christian Combaz, et pour une phrase qui, dit-on, refléterait l’image d’une tirelire publique – celle du fonds Marianne – dans laquelle le « petit Rudy » aurait puisé à sa guise dans les deniers des Français. Ses propos, selon l’accusation, renfermeraient des allégations, des imputations propres à entacher l’honneur ou la considération de Monsieur Reichstadt lui-même.
Profitant de cette tribune – une newsletter que je m’efforce de maintenir en vie, bien que mes tentatives de communication soient entravées par la suppression successive de mes comptes –, je lance un appel. Je vous conjure de retrouver, de faire remonter sur vos réseaux, tous ceux et toutes celles qui ont enquêté sur l’affaire du fonds Marianne. Car enfin, un procès se profile à l’horizon. J’ai déjà en ma possession une abondance de sources : documents, témoignages, éléments tangibles. Mais je sais que d’autres voix se sont élevées – journalistes indépendants, citoyens engagés – pour éclaircir ce dossier. Bientôt, la justice devra trancher, statuer sur des affirmations telles que « Rudy Reichstadt n’a pas touché d’argent public via le fonds Marianne », ce qui, à l’évidence, est une contrevérité manifeste.
Mon rapport à la justice et à l’autorité s’est, avec le temps, teinté d’une amertume singulière. J’ai connu la détention, trente-six heures passées dans des conditions indignes, dormant au milieu de l’urine. Plus les jours s’écoulent, plus une pensée me hante : en France, les prisonniers – même les plus vils – ont droit à un lit, à de l’eau, à un minimum de confort, voire à un livre, du papier et un stylo. Mais le gardé à vue, l’écrivain, le journaliste – celui qu’on qualifie parfois de prisonnier politique – est traité avec une sévérité qui dépasse celle réservée aux meurtriers. Cette réflexion, surgie au détour de mes épreuves, m’étonne encore par sa cruelle ironie.
Et voici que je dois désormais engager des frais, puiser dans mes ressources, pour répondre à ce hashtag, #QuiAFaitMalAuCœur, qui, loin d’être anodin, blesse aujourd’hui le cœur même de Rudy Reichstadt – lui qui, prétendument, n’aurait jamais effleuré les fonds publics du Marianne. Au-delà de cette dystopie, au-delà de ce nouveau monde qui se dessine, au-delà des apparences, une vérité persiste, tenace, que nul procès ne saurait entièrement étouffer.
💰 RUDY REICHSTADT, L'IMPOSTEUR MACRONISTE PAYÉ PAR NOS IMPÔTS
— François Asselineau 🇫🇷 (@f_asselineau) March 17, 2025
Cet individu a table ouverte dans les médias mainstream et les institutions de la République pour diffamer tous les opposants à Macron, sous couvert d'«observer» et de «lutter» contre le «conspirationnisme».
Mais il… pic.twitter.com/BXUqmL1CJ7
Je sollicite donc votre aide, à vous qui m’écoutez, pour diffuser cette nouvelle mise en examen qui pèse sur mes épaules. Car, au-delà de l’ironie mordante de cette situation – où le facteur lui-même, ému par la fréquence des recommandés qui s’amoncellent à ma porte, semble compatir à mon sort –, il y a une réalité plus sombre, presque risible si elle n’était pas si grave. On m’accuse de harcèlement, mais n’est-ce pas là un comble ? Nous sommes confrontés à une véritable traque, orchestrée par une clique bien définie : Marlène Schiappa, Brigitte Macron, Gabriel Attal – une même famille, un même cercle, une corporation dont les liens ne demandent plus à être démontrés, tant ils éclatent au grand jour. On me taxera de complotisme pour ces mots, je le sais, et pourtant, il ne s’agit plus de conjectures, mais d’une évidence que nul ne peut feindre d’ignorer.
Ce qui me trouble davantage, c’est l’audace de Rudy Reichstadt. Après avoir osé menacer la mère de mon enfant au téléphone – un acte d’une bassesse confondante –, le voilà qui, dans une pirouette habile, se domicilie chez son avocat, comme pour mieux se soustraire à la lumière. Pendant ce temps, le juge, lui, ne cesse d’évoquer mon adresse personnelle, comme si ma vie privée devait être étalée, disséquée, offerte en pâture. J’ai accepté ce procès, non sans réticence, mais je n’ai pas répondu à leurs injonctions initiales. Et cela, ils me le reprochent amèrement. Pourquoi ? Parce que ce compte, ce hashtag, était une œuvre collective, un cri porté par plusieurs voix. Ils auraient dû s’en prendre à d’autres, mais j’ai choisi de tous les couvrir, de porter seule ce fardeau. Je refuse de donner à Rudy la satisfaction d’attaquer un avocat, une avocate, un journaliste. Non, je tiens bon.
Mais ce procès, au-delà de ma personne, est une opportunité. Une chance, pour nous, petits Français, citoyens modestes mais lucides, d’obtenir enfin des réponses. Que sont devenus les millions d’euros du fonds Marianne, ces deniers publics censés honorer la mémoire de Samuel Paty ? Des hommes sont partis, des sommes ont circulé, et pourtant, on nous somme de croire qu’aucun abus n’a eu lieu. Ma phrase, celle qui a tout fait basculer, ne parlait même pas explicitement de détournement de fonds publics. J’ai simplement écrit qu’elle était « à l’image de la tirelire publique du fonds Marianne, dans laquelle le petit Rudy a pioché à sa guise dans l’argent des Français ». Une métaphore, une image, qui a suffi à déchaîner les foudres.
Si une intelligence artificielle, par quelque prodige, venait à dévoiler des documents confidentiels – ces pièces que m’a transmises le patron de France Soir, fruit du labeur de plusieurs journalistes –, la vérité éclaterait au grand jour. Rudy serait alors vu pour ce qu’il est : un menteur, un profiteur, un homme qui, sous ses airs de beau parleur et d’esprit brillant, dissimule une avidité sans scrupules. Moi, je ne le connaissais pas avant cela. Mais aujourd’hui, il semble vouloir la guerre. Eh bien, qu’il en soit ainsi : il l’aura.
📢 Nouvelle escalade dans l’affaire Zoé Sagan
— Laura Py (@LOR4_14) February 26, 2025
Les persécutions judiciaires contre Zoé Sagan continuent de s’intensifier. Après une première mise en examen pour cyberharcèlement, une nouvelle accusation vient de tomber, cette fois menée par Rudy Reichstadt et un juge… pic.twitter.com/5yWQFwbzsX
Il est évident que Rudy doit compter parmi ses rangs des complices infiltrés ici, tapis dans l’ombre de cette affaire, prêts à relayer ses moindres faits et gestes. Son obsession frise l’absurde, presque le délire : nous avons recensé, avec une minutie qui confine au vertige, le nombre de publications sur son site, Conspiracy Watch, les tweets de Rudy et de toute sa clique gravitant autour de Zoé Sagan et de ma propre personne. Le tableau est surréaliste, digne d’une farce tragique. J’espère de tout cœur que les enregistrements de ses menaces proférées contre ma femme et mon fils pourront résonner dans la salle d’audience, parvenir aux oreilles des juges d’instruction. Même si, pour eux, cela restera hors du dossier – une broutille, sans doute –, Rudy, lui, prétend avoir été « impacté », « heurté », au point d’en verser des larmes, bouleversé par le hashtag #RudyKissMyAss lancé par Christian Combaz. Qu’il pleure donc, si cela lui chante. Cela n’a rien d’illégal.
Quant aux 12 000 euros qu’il réclame, à lui, Rudy Reichstadt, cela ne changera pas ma vie. À ce stade, entre les Attal, les fonctionnaires zélés et la moitié de la Macronie qui me scrutent, ce n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan de mes tourments. Mais qu’il se méfie, car il devrait me connaître. Les quelques journalistes encore intègres dans ce pays, ceux que j’ai fait venir du Monde au Nouvel Observateur, à qui j’ai transmis des dossiers brûlants, peuvent en témoigner : lorsqu’un sujet m’accroche, je creuse, je vais jusqu’au bout, jusqu’à l’os. Zoé Sagan, pour moi, n’était qu’un pion de plus, un personnage éphémère parmi la myriade de figures que j’ai façonnées, explorées, disséquées au fil des quinze ou vingt dernières années – je l’ai dit mille fois. Mais tout change lorsque la violence devient tangible, réelle. Menacer la mère de mon fils, voilà qui franchit une ligne sacrée.
Et que me répondent les policiers ? « Oui, mais attention, si vous parlez, on vous accusera d’antisémitisme. » La folie pure ! Ma mère est juive, ma grand-mère l’était aussi, et pourtant, moi, je n’aurais pas le droit de m’exprimer ? C’est un privilège semble-t-il réservé à Rudy. Eh bien, qu’il en profite. Moi, je ne vais pas me contenter de plaintes timorées. Il devrait le savoir : je vais faire ce que j’ai toujours fait. Populariser ce qu’ils ont fait à la mémoire de Samuel Paty, exposer les dessous du fonds Marianne, porter cette affaire au-delà des frontières françaises, comme j’en ai l’habitude. Que son nom, au lieu de stagner à 9 000 vues par émission, devienne une rengaine entêtante, qu’il résonne jusqu’au fin fond de New York, jusqu’à faire de Rudy la star improbable de Brooklyn demain. Qu’il goûte à cette gloire qu’il n’a pas voulue, mais qu’il aura méritée.
.@Poulin2012 : "Pour revenir sur le couple Macron/Trogneux, l'affaire Trogneux c'est une vraie affaire ? Quel est le fond de cette affaire ? Pourquoi @XavierPoussard lance l'affaire qui devient une affaire mondiale avec @RealCandaceO..." https://t.co/6Xv2ikwrSH pic.twitter.com/4lAQlCw0lV
— 99% YOUTH (@99percentyouth) April 1, 2025
Il faut le savoir, et je suis conscient que cette révélation, livrée ici dans cette newsletter, me vaudra des attaques. Mais qu’importe, allons-y. Comme je vous l’ai dit, à ce stade de l’histoire, il n’y a plus de demi-mesure : il faut plonger tête baissée. Le donateur numéro un du "média" de Rudy, celui que l’on pourrait qualifier de « parrain » – entre guillemets, bien sûr – de Brigitte et Emmanuel Macron, n’est autre que David de Rothschild. Dois-je pousser plus loin ? Ai-je besoin d’étoffer cette affirmation ? C’est comme pour les plaintes de Gabriel Attal : il suffit d’un premier domino, celui de l’Élysée, pour que tout s’effondre en cascade, entraînant les autres dans sa chute.
Bravo et merci à l’Élysée et à la Diaspora Defense Force.
— Lia Sagan (@liasagan) April 2, 2025
Une censure hors-la-loi 🏴☠️ @Z03S4G4N (90 000 followers) @novasagan (68 000 followers) @alphasagan (46 000 followers) @zoedesagan (160 000 followers) @zoesagan (209 000 followers) @liasagan (18 000 followers) https://t.co/eHN7wkjXBv pic.twitter.com/rFo0VDNVri
De la même manière que j’ai tenté, encore et encore, de recréer un énième compte, nous avons dressé une liste – accablante – de tout ce qu’ils ont détruit, effacé, censuré illégalement ces derniers mois. Les comptes de Zoé Sagan – Nova Sagan, Zoé de Sagan, Alpha Sagan – ont été anéantis, certains n’ayant même jamais publié le moindre mot. On me demande sans cesse : « Quelles règles ces comptes ont-ils enfreintes ? » Aucune, absolument aucune. Il y avait là des espaces vierges, muets, qui n’avaient jamais vu l’ombre d’une publication. Mais mon cas, disons-le, suit la même logique absurde. Lorsque j’ai présenté à la police judiciaire les preuves irréfutables des agissements de la « Diaspora Défense Force » de Frank Tapiro, leur réponse m’a sidérée : « Oh là, n’entrez pas dans ce terrain, cela sera interprété comme de l’antisémitisme. » J’ai rétorqué, interloquée : « Quel est le rapport ? Qu’ils soient catholiques, protestants, musulmans, où est le lien ? » Je leur montrais des faits : une communauté de milliers de personnes, des opérations orchestrés pour faire disparaître des comptes et des pensées, qu’ils appartiennent à des anonymes ou à des figures plus ou moins connues. Et pourtant, la discussion s’est arrêtée là, dans un silence gêné.
Nous voici plongés dans une époque étrange, presque irréelle. Mais aujourd’hui, je n’ai qu’une requête : si vous le pouvez, faites fuiter un maximum d’informations sur les réseaux, alertez sur ce que la bande du fonds Marianne prépare contre moi, contre Zoé Sagan. Dites-le haut et fort : je veux être mis en relation avec le plus grand nombre possible de journalistes citoyens, ceux qui ont enquêté sur le fonds Marianne, sur l’affaire Samuel Paty. Car le moment est venu. C’est une opportunité unique pour les Français d’accéder enfin à la vérité. Et au-delà, que les Américains, les Anglais, le monde entier se penchent sur ce qui se trame en France, par l’entremise de Rudy. Le fonds Marianne, au fond, est le cœur du sujet – c’est le cas de le dire.
🚨🔥Les dessous de la loi Schiappa @Poulin2012 x @anatolium
— 99% YOUTH (@99percentyouth) April 1, 2025
A partager.
Partout. pic.twitter.com/Vbkgn333j0
Pour conclure, une note personnelle. Un certain Raphaël a laissé une longue lettre ouverte dans les commentaires de cette newsletter, une missive qui, pour la première fois, m’a ébranlée. En substance, il m’a qualifiée de misérable, affirmant que mon fils me regarderait de travers parce que je n’ai pas dévoilé 400 gigas de données qui les auraient terrassés. À lui, je réponds ici, directement. Je ne sais pas s’il est père, s’il a un enfant en bas âge, s’il a vu son associé, son frère d’armes, fauché en deux sous un métro. S’il n’a pas vécu cela, il ne peut pas comprendre ce que signifie être à ma place aujourd’hui. Alors, je le dis avec force : que mon fils ne soit plus jamais mis en scène ici. Plus jamais. Merci beaucoup.
RIP @zoesagan
— Lia Sagan (@liasagan) March 29, 2025
🪦 @Elysee pic.twitter.com/3ocrrex5Jd
Backrooms, Obsession, Iron Lung : des créateurs YouTube viennent de pulvériser le box office. Hollywood ne cherche plus des films, il rachète des audiences.