Au collège Pierre Mendès France, à une cinquantaine de mètres du périphérique parisien, certains élèves mettent les mains… dans la terre. Ces heures dans le jardin du collège viennent ainsi remplacer les heures de colle ou encore l’exclusion. Gérée par une association et entretenue par les élèves, la ferme urbaine de l’établissement est même devenue un outil pédagogique par excellence.
Un outil pédagogique
Depuis 2014, 4 500 m2 de verdure entourent l’établissement parisien. Selon le responsable de la ferme urbaine Simon Ronceray, « ça va permettre aux enfants et aux adultes de se sentir bien, de retrouver un contact avec des choses qui sont assez primaires et je pense, qui sont présentes vraiment dans nos entrailles.«
L’ambition de ce collège est donc d’éduquer, au-delà de la production en elle-même. « C’est pour cela qu’on trouve plein de plantes qui n’ont pas vraiment leur place dans une agriculture urbaine productive« , explique-t-il.
Cette démarche permet également aux élèves d’être plus au fait sur le monde qui les entoure.
Vous avez une quantité folle d’enfants qui ne savent plus différencier une courgette d’une tomate.
Simon Ronceray
Simon Ronceray
à Brut
Un moyen de réinsertion
Concrètement, le fonctionnement est simple : chaque élève possède une parcelle qu’il cultive comme il le souhaite. « Vous pouvez voir du seigle, du blé, de l’orge, des fleurs d’oignon et en fait, les élèves cultivent et ramènent chez eux une partie de leur récolte », explique le responsable de la ferme urbaine.
Ainsi, les élèves viennent de manière volontaire, deux fois par semaine. Et si l’un d’entre eux fait une bêtise, il devra aller jardiner.
Ce collège fait partie du réseau d’éducation prioritaire mis en place par le gouvernement. Il accueille plusieurs élèves en difficulté scolaire. Grâce à ce projet, les élèves sont ainsi mieux insérés dans le « fonctionnement global » de leur classe.
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Écrit par
Nova Sagan
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