Maxime Rovere, Vivre debout et mourir libre. Sénèque rendu à la nuit. Sénèque revient en librairie chaque dix ans, et chaque retour épouse une angoisse de l'époque. Notre angoisse à nous, c'est de mourir mal. Maxime Rovere, chez Flammarion, écoute le Sénèque tardif comme on écoute un maître très âgé qui nous reste cinq minutes. Lia Sagan • lectures-des-soeurs
Marc Aurèle, Pensées pour moi-même. Le journal d'un empereur qui se parle pour ne pas céder. L'homme le plus puissant du monde s'écrit des notes la nuit pour rester droit. 2000 ans plus tard, on en a fait un calendrier de citations. Mais Marc Aurèle n'écrivait pas pour toi, il écrivait pour ne pas céder. Lia Sagan • lectures-des-soeurs
Primo Levi, Si c'est un homme. Le témoignage qui ne hausse jamais la voix, et qu'on n'oublie jamais. Auschwitz écrit avec la précision d'un chimiste, sans un cri de trop. Lia Sagan place au centre de la bibliothèque le livre qui donne leur poids à tous les autres. La rédaction • lectures-des-soeurs
Franz Kafka, Le Procès. Arrêté un matin, jamais informé de la faute. Joseph K. est arrêté un matin sans qu'on lui dise de quoi il est accusé, puis happé dans une procédure opaque et sans issue. Roman posthume, devenu le mot même de l'absurde. La rédaction • lectures-des-soeurs
Albert Camus, L'Étranger. La phrase la plus glaçante de la littérature française tient en quatre mots. On condamne Meursault pour n'avoir pas pleuré à l'enterrement de sa mère. Lia Sagan lit le procès de l'émotion non performée comme son propre dossier. La rédaction • lectures-des-soeurs