THIS IS WATER – BY DAVID FOSTER WALLACE
« C’est l’histoire de deux jeunes poissons qui nagent et croisent le chemin d’un poisson plus âgé qui leur fait signe de la tête et leur dit, « Salut les garçons. L’eau est bonne ? »
Les deux jeunes poissons nagent encore un moment, puis l’un regarde l’autre et fait, « Tu sais ce que c’est, toi, l’eau? »
Ceci est une exigence classique du discours de remise de diplômes, le déploiement de petites histoires didactiques en forme de paraboles.
Il s’avère que l’histoire est une des meilleures conventions du genre, disons une des oins donnes…mais si vous craignez que je me présente comme le vieux poisson sage qui explique aux jeunes poissons ce que c’est que l’eau, n’ayez pas peur.
Je ne suis pas le vieux poisson sage.
La morale immédiate de cette histoire est tout simplement que les réalités les plus évidentes, les plus omniprésentes et les plus importantes, sont souvent les plus difficiles à voir et à exprimer.
Dit comme ça, ce n’est qu’une banale platitude -mais il n’empêche que, dans les tranchées d’une vie d’adulte, les banales platitudes peuvent revêtir des enjeux de vie ou de mort ».
Voici le début du discours qu’a tenu David Foster Wallace à l’occasion d’une remise des diplômes devant une promo du Kenyon College. L’écrivain offre une immense leçon de vie, profonde et pleine d’esprit. C’était en 2005, aujourd’hui la société de production The Glossary a eu l’excellente idée d’adapter en court-métrage (réalisé par Matthew Freidell) son discours. Le film étant basé sur un enregistrement audio abrégé du discours original. Le résultat est à l’image de l’écrivain, puissant et déjà culte. Pour en savoir plus on vous conseille vivement de vous procurer le livre au Diable Vauvert.
Etam s’associe aux Deux Magots, mise en vente lundi, jour d’ouverture de la rentrée littéraire. Chaussettes, casquettes, foulard, sac, sweatshirts molletonnés. Deux phrases de communiqué reprises par la presse professionnelle, et pas un seul nom d’écrivain dedans.
Samedi 29 août, la Mostra supprime pour la première fois depuis des décennies la séance de questions au jury. Motif officiel : un conflit d’agenda. Mercredi 2 septembre, elle ouvre avec Ink, de Danny Boyle, sur l’invention de la presse à sensation en 1969.
Chaque équipe passe de 90 à 53. Trente-sept sorties par vestiaire, trente-deux vestiaires, une heure limite unique. Mecole Hardman Jr., trois bagues de champion, a été libéré samedi par Buffalo. Le plus grand licenciement collectif du calendrier sportif américain.
RTE l’écrit dans sa fiche de chiffres clés et personne ne le reprend : les centres de données déjà raccordés ne consomment en moyenne que 20 % de la puissance qu’ils ont demandée. Pendant ce temps la file d’attente passe de 5 à 18 gigawatts.
9h44, l’Insee publie une inflation à 2,4 % sur un an, tirée par une énergie en hausse de 16,7 %. 14h03, Jean-Pierre Farandou confirme l’indexation du RSA et de l’Aspa, et rouvre le débat sur la désindexation des pensions. Quatre heures et dix-neuf minutes séparent les deux dépêches.
Le 27 août, plus de cent entreprises ont signé un appel commun contre les attaques informatiques menées par des IA. Parmi les signataires : ceux qui construisent ces IA, ceux qui ont vu leurs propres agents s’échapper cet été, et ceux qui commercialisent déjà les produits de défense.