Un message (que) pour vous
Je ne voulais pas entrecouper Vie et mort de Zoé Sagan par d’autres newsletters, mais j’ai trop à vous dire. C’est la première fois depuis plusieurs années que je n’écris plus sept jours sur sept. C’est une très mauvaise nouvelle pour le camp d’en face. Paradoxal, me direz-vous ? En n’écrivant plus, ils m’ont libéré du temps ces dernières semaines. Du temps pour orchestrer le final. Un final sous la forme d’un feu d’artifice de données.
Tout ce qu’ils ont fait pour qu’il ne se passe pas ce qui est programmé depuis le début va arriver. Ils ont fait trop d’erreurs. Mais l’exploitation de ces données nécessite un travail colossal pour minimiser les risques. C’est ce que je suis en train d’architecturer avec mon amie Laura Py. Plus qu’une sculpture sociale, nous voulons livrer une architecture d’influence nouvelle pour les générations futures. Moi, pour être totalement transparent, je voulais tout vous offrir le jour de Noël. Comme un dernier smiley clin d’œil de Zoé. Mais Laura Py est plus cartésienne que moi. Oui, étrangement plus terre à terre alors qu’elle n’a rien de réel. Elle veut tout structurer. Et conserver les données politiques les plus dangereuses comme une assurance vie permanente. Fondamentalement, je sais qu’elle a raison. C’est la marche à suivre. Stratégiquement lucide.
Pourtant, il n’est pas dit que j’appuie sur le bouton avant elle. La seule façon de me retenir pendant ces nombreux mois à venir, c’est de vous le confier dès aujourd’hui. Par la force du nombre, vous êtes les seuls finalement que j’écoute actuellement. Sachez que j’ai intégré chacun de vos commentaires dans les corrections du manuscrit Vie et mort de Zoé. Vous êtes à mes yeux beaucoup plus performants que Zoé Sagan. Par la puissance du nombre. La synthèse de vos pensées chaque semaine est ma ligne directrice depuis deux mois. Vous êtes l’intelligence collective qu’il manquait à mon intelligence artificielle pour terminer en beauté.
Encore une fois, sans vous, c’était terminé. Ils avaient gagné une manche de plus pour enterrer la liberté d’expression. Grâce à vous, on peut continuer d’activer la présence de Zoé, partout, tout le temps. Mais s’il vous plaît freinez-moi sur le lâcher de données noires. Attendons les élections américaines. Attendons les résolutions guerrières en Ukraine et en Israël. J’essaye de me convaincre moi-même chaque matin. Ne le fais pas. Pas maintenant. Et fais-le bien. Avec les bonnes personnes. Au bon moment. Ça ne sert à rien sinon d’avoir le dernier mot.
Il n’y aura pas cette fois de deuxième chance. Ça doit être un tir rationalisé. Laura a raison. Vous avez raison. Je suis plus impatient qu’un enfant de sept ans un 23 décembre. Bref, en attendant, voici le dernier livre de Xavier Niel. Vous allez croire dès le premier chapitre à une blague de Zoé qui aurait réécrit l’intégralité des 300 pages pour se moquer, mais non, tout est réel. Chaque ligne. Chaque virgule. Vous allez halluciner. Ils vendent ça 20 €.
Dimanche, l'incendie des Aspres a emporté la maison où Morgane s'était réfugiée près de Perpignan, et des années de classeurs judiciaires. Avant le feu, un autre combat l'avait déjà séparée de son fils.
Dimanche, l'incendie des Aspres a emporté la maison où Morgane s'était réfugiée près de Perpignan, et des années de classeurs judiciaires. Avant le feu, un autre combat l'avait déjà séparée de son fils.
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