Les œuvres, la frontière, et le conditionnel de Mediapart
Selon Mediapart et le quotidien suisse Blick, plusieurs œuvres d'art auraient transité de la France vers la Suisse dans des conditions décrites comme douteuses. Au centre de ces révélations, Ariane de Rothschild, patronne de la banque Edmond de Rothschild. Rien n'est jugé. Tout est au cond
Les œuvres, la frontière, et le conditionnel de Mediapart
Selon Mediapart et le quotidien suisse Blick, plusieurs œuvres d'art auraient transité de la France vers la Suisse dans des conditions décrites comme douteuses. Au centre de ces révélations, Ariane de Rothschild, patronne de la banque Edmond de Rothschild. Rien n'est jugé. Tout est au conditionnel. C'est précisément pour ça qu'on le lit attentivement.
Posons d'abord ce que disent les sources, et seulement ce qu'elles disent. Blick, sous le titre « les voyages douteux des œuvres d'art d'Ariane de Rothschild vers la Suisse », décrit des mouvements d'œuvres depuis la France. Mediapart apporte de nouveaux éléments. Les deux rédactions emploient le conditionnel, parce qu'aucune procédure n'a tranché. Nous faisons de même. Une révélation de presse n'est pas une condamnation, et la présomption d'innocence n'est pas une formule de politesse.
Une frontière, quelques toiles, et beaucoup de conditionnel. Le journalisme sérieux tient dans ce mot : auraient. Le nôtre aussi.
Ce qui rend l'affaire lisible, au delà des noms, c'est le décor. Le monde de l'art et celui de la très grande fortune partagent une même géographie discrète, faite de ports francs, de coffres genevois et de valeurs qui voyagent mieux que les gens. Documenter comment une œuvre passe une frontière, c'est documenter comment un patrimoine se met à l'abri. Le reste appartient aux enquêteurs, pas aux commentateurs.
Pourquoi on en parle, et comment
On en parle parce que l'information est publique, portée par deux rédactions établies, l'une française, l'autre suisse. On en parle au conditionnel parce que c'est l'état réel du dossier. Et on s'arrête là où s'arrêtent les faits sourçables, sans ajouter l'insinuation qui ferait le clic mais pas la vérité. La suite dira si ces voyages avaient un problème. En attendant, ils ont un article.
Le 3 septembre, le Conseil d’État confirme l’injonction faite au garde des Sceaux de faire cesser des comportements contraires à la loi et à la déontologie au quartier de lutte contre la criminalité organisée d’Alençon Condé-sur-Sarthe. Chronologie en cinq étapes.
Le directeur artistique de la Mostra explique qu’il ne peut pas hisser le drapeau palestinien faute de reconnaissance par l’État italien. Le site de la Biennale, lui, indique la Palestine comme pays d’origine de deux films de la sélection officielle.
La commissaire de la WNBA quitte la ligue le 31 décembre après 7 ans et demi. Dans le même entretien, elle dit travailler sa succession depuis des années, ne donne aucun nom, et précise qu’elle restera si personne n’est trouvé d’ici quatre mois.
Le ministère annonce « plus d’1 milliard » et ne publie aucun total. En additionnant ses propres lignes, on obtient 1 356 millions, dont 300 qui ne sont pas versés et 251 qui étaient déjà ouverts. La veille, le gouvernement a confirmé que les députés ne siégeraient pas avant octobre.
Jeudi prochain, Dix pour cent revient en long métrage. Pas en salle. Sur Netflix, partout dans le monde le même jour. Émilie Noblet réalise, Fanny Herrero écrit, Camille Cottin rejoue Andréa. Une série née sur France 2 finit sa course sur une plateforme américaine, et personne ne trouve ça bizarre.
France Télévisions, Radio France et France Médias Monde travaillent depuis septembre sous des cahiers des charges modifiés. Le rapport Lasserre, remis le 29 mai, formulait 17 recommandations. Les premières viennent de devenir des obligations. Le reste arrive en 2027.