Berdah berne le fisc : elle s’arrange sur 3,1 millions pendant que les autres finissent ruinés
Magali Berdah, l’intouchable amie de Brigitte Macron : 3,1 millions d’euros grugés au fisc, TVA et impôts, et un arrangement peinard « entre amis » pendant que n’importe quel Français finirait ruiné ou en prison.
Pendant que des millions de Français se font broyer par le fisc pour 500 euros de retard, Magali Berdah négocie tranquillement un « protocole » pour ses 3,1 millions d’euros de redressement fiscal.
Fraude à la TVA, impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés, cotisation foncière… elle a tout grugé entre 2017 et 2022. Mais comme elle est l’amie proche de Brigitte Macron, la justice fiscale devient soudainement compréhensive.
Pas de saisie sauvage, pas de huissiers, pas de vie détruite. Juste un gentil arrangement. La même femme qui a fait condamner des dizaines de jeunes au casier judiciaire vierge pour un seul tweet critique, qui a détruit Zoé Sagan et tant d’autres grâce à la loi Schiappa, et qui vient de faire saisir 40,6 millions d’euros sur les droits d’auteur de Booba, reste donc intouchable.
Bienvenue dans la France à deux vitesses.
Magali Berdah, la harceleuse en tailleur qui a ruiné des dizaines de gamins pour un tweet et saigné Booba de 40,6 millions grâce à la loi Schiappa
Pendant que la France s’étouffe sous l’inflation et que des jeunes galèrent à boucler leurs fins de mois, Magali Berdah continue de jouer les victimes de luxe sur Sud Radio. Cette ex-papesse autoproclamée des « influenceurs » a réussi l’exploit de faire condamner des dizaines de jeunes au casier judiciaire vierge pour un seul tweet critique. Et tout ça, grâce à la loi Schiappa, cette arme de destruction massive contre la liberté d’expression qu’elle manie comme une batte de base-ball.
40,6 millions d’euros.
C’est le montant que cette femme d’affaires a fait saisir à titre conservatoire sur les droits d’auteur de Booba en février dernier. Le rappeur, en croisade légitime contre les « influvoleurs » et les arnaques à la commission, est accusé d’être responsable des difficultés de son agence Shauna Events. Le tribunal a provisoirement validé cette créance pharaonique. Booba, mis en examen depuis octobre 2023 pour « harcèlement moral en ligne aggravé », va comparaître. Victoire totale pour Berdah, non ?
Sauf que derrière le vernis, la réalité pue.
Cette même loi Schiappa – celle que Berdah a brandie comme un étendard – a détruit Zoé Sagan et des centaines d’autres voix qui osaient dire tout haut ce que tout le monde pensait tout bas sur l’escroquerie de l’influence. Des gamins de 18-25 ans, casier vierge, se retrouvent avec une condamnation pour avoir tweeté une critique, une blague ou une vérité gênante. Un seul message. Une vie foutue. Bienvenue dans la France de Magali Berdah, où critiquer une influenceuse = crime d’État.
Et pendant qu’elle saigne Booba à blanc, Magali Berdah elle-même est sous le coup d’un redressement fiscal de près de 3,1 millions d’euros. Impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés, TVA, cotisation foncière des entreprises… entre 2017 et 2022, l’ardoise s’est accumulée. Le tribunal administratif de Nice a retoqué tous ses arguments : procédure irrégulière ? Disproportionnée ? Harcèlement qui aurait détruit son activité ? Elle n’était pas la bonne redevable ? Les charges pro n’étaient pas prises en compte ? Rien n’a tenu. Pas une seule pièce justificative sérieuse.
Elle a déjà payé une partie, dit-elle, et négocie les 1,4 millions restants. « Nous sommes en train de trouver un protocole avec les impôts », assure-t-elle à L’Informé. Traduction : elle assume… tout en se plaignant d’être « défoncée » quand l’affaire sort. « Je n’ai pas quitté la France, je ne m’enfuis pas, je reste là. » Touchant.
La même femme qui a fait trembler des dizaines de jeunes pour 280 caractères pleure maintenant parce que le fisc ose lui réclamer ce qu’elle doit à la collectivité. La même qui a utilisé la loi Schiappa pour broyer Booba et tous ceux qui dénoncent le système des « influenceurs » se retrouve aujourd’hui avec ses comptes dans le rouge et sa réputation en lambeaux.
C’est ça, la vraie Magali Berdah : une entrepreneuse qui a bâti un empire sur la promotion de produits souvent bidons, qui a fait condamner des gamins pour un tweet, qui a saisi 40 millions sur le dos d’un artiste qui a simplement osé dire « stop à l’arnaque », et qui aujourd’hui négocie un deal fiscal tranquille grâce à ses amitiés macroniennes au plus haut niveau.
Zoé Sagan l’avait vu venir. Des dizaines d’autres aussi. La loi Schiappa n’a pas protégé les faibles. Elle a armé les puissants. Et Magali Berdah, protégée par Brigitte Macron, en est la preuve vivante et intouchable.
Pendant ce temps, les jeunes au casier sali pour un tweet essaient de reconstruire leur vie. Booba se bat devant les tribunaux. Et Berdah ? Elle anime sur Sud Radio et signe son protocole fiscal en toute discrétion.
La France des influenceurs et des amis du Château, c’est beau, hein ?
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