▸ ARCHIVE10 401 ▸ GOSSIP+18
LIVRES À PROPOS TIP
≡ MENU
Société· 4 MIN· septembre 2024 PUBLIÉ LE 09 sept.

Cette info s'autodétruira dans cinq secondes…

Cette info s'autodétruira dans cinq secondes…
Zoé Sagan
Zoé Sagan 09 sept. 2024 · 4 MIN · Société

La macronie est éventrée, le pays au bord de la guerre civile. Et pourtant, je ne vais pas tout vous raconter. Pas encore. Ce n'est pas le bon moment. Même si tout le monde n'en peut plus. C'est encore trop tôt. Il y a l’instant parfait pour toutes choses.

Il y a peu finalement, tout allait encore à peu près. Avant le couple 14-47. Avant Édouard Philippe. Avant les matraques benaliennes et autres excroissances incestuelles Attalo-jubeliennes.

Depuis, la France est devenue une orgie gigantesque, dans laquelle les sexes protubérants des porte-paroles surgissaient sur des réseaux sociaux aussi vite que des accusations de viols ou de transitions de genre à triple niveau.

La perversion s'est installée au sommet de l'État, et la société, prise entre des ruts gargantuesques, ne savait plus comment protéger ses proches ou ses enfants.

La panique s'installait partout, la guerre grondait, et là-haut, ça jouissait. Les fêtes les plus transgressives s'enchaînaient, l'organisateur en chef du proxénétisme du régime, l'ancien roi du Minitel rose, passait ses journées à l'Élysée aux côtés de Mimi Marchand, du vampire de Roubaix, son beau-père, d'affairistes devenus milliardaires comme Patrick Drahi et Rodolphe Saadé, tandis que la vieille garde, les Bolloré, Pinault, Lagardère et Bouygues, sombrait.

Chaque jour, les milliards s'enfilaient au rythme de la cocaïne et de la 3MMC. Les animateurs des années quatre-vingt-dix faisaient leur retour. Qui aurait cru que les personnalités les plus influentes des médias seraient, vingt ans après la naissance du deuxième millénaire, "la hyène" Marc-Olivier Fogiel ; le commentateur de football Pascal Praud ; et les onanistes Bruno Jeudy et Raphaël Enthoven ?

Les rares ministres hétérosexuels qui avaient passé le filtre de l'Élysée ne savaient plus comment revendiquer leur différence. Gérald Darmanin en était à faire chanter des anciennes prostituées sur le retour pour tenter de développer sa sexualité entre deux passages par des clubs libertins ; Bruno Le Maire parlait de renflements bruns dans la collection Blanche de Gallimard, rêvant de Pléiades en laissant les milliards filer ; Marlène Schiappa des romans à l'eau de rose qui masquaient la violence croissante que ses amis du printemps républicain appliquaient.

Les égorgements de professeurs permettaient de financer des tweetos de bas étage comme Siffaoui et Reichstadt pour harceler et traumatiser les rares opposants ; les coffres disparaissaient avec les armes et les preuves ; on arrêtait les fondateurs de réseaux sociaux qui menaçaient de faire la lumière sur la décadence faite reine ; et on envoyait des armes à 1500 kilomètres de Berlin dans le cas où tout cela ne suffirait pas.

À l'Élysée, on préparait déjà les premières listes d'envoi de conscrits qui permettraient de purger le pays tandis que l'article 16 serait déclenché, et un troisième mandat, ainsi se verrait préparé.

Tout ça était né d'un cadavre, celui de Richard Descoings, un pervers de la dernière espèce, qui le premier avait employé Emmanuel Macron, le présentant à Attali, Jouyet et toute la clique experte en inversions, dissociations et autres fragmentations des esprits.

Le directeur de Sciences Po qui rêvait de Harvard et de partouzes avec ses étudiants - ceux qui firent un certain voyage à Berlin s'en souviennent encore à leur détriment - avait tenté de mettre le grappin sur une âme noble, incertaine et invisible, qui révélerait les bas-fonds de ce système, et émergerait, preux chevalier, du tas de merde dans lequel on l'avait plongé.

Comment le sait-on ? Parce qu'il nous l'a raconté. Vous l'aurez reconnu, ce brun ténébreux qu'on a voulu "ange noir" et qui depuis des années a décidé de nous accompagner.

Il nous a raconté, il y a cinq ans, dans un Thinkerview d'anthologie, comment on lui avait présenté le cadavre de Richard Descoings, aux côtés de Laurent Bigorgne, le fondateur d'En Marche, un cocaïnomane qui a tenté de violer sa belle-sœur en glissant des amphétamines dans son verre. 1 gramme par jour et tout Paris, du Préfet jusqu'aux renseignements généraux, chargés d'étouffer l'affaire et de lui éviter les années d'instruction qui l'auraient fait révéler tous les secrets de ceux qui l'entouraient.

Juan avait à cette époque 22 ans et cela l'avait complètement traumatisé. Il avait l'impression que la barbe de Richard Descoings avait continué de pousser depuis qu'ils avaient rapatrié son cadavre de la chambre d'hôtel de New York où ils l'avaient retrouvé mort, au lendemain d'un dîner avec Barack Obama et Ban Ki-moon - qui s'étaient empressés de le célébrer.

Son bureau avait été immédiatement placé sous scellés et vidé. Vous allez encore hurler qu'il n'existe aucune preuve. Que ce n'est qu'un moment illusoire d'infofiction et que ces hommes sont les sauveurs de la république. Sauf que Juan Branco était là, avant Macron, pris dans une reconfiguration du pouvoir d'où la macronie naîtrait. Ils étaient d'ailleurs tous déjà là, les Chaker, Bigorgne, Copé, qui, dans le silence des historiens et des médias, préparaient leur sacre entre opérations d'intimidation, entraves, partouzes et drogues.

Juan, lui, ne touchait à rien de tout ça, je peux vous le garantir, et ne comprenait pas ce qu'il faisait là. On lui avait demandé de prononcer l'hommage à Richard Descoings devant 1500 personnes à l'église Saint-Sulpice - Descoings n'était même pas baptisé, couchait à l'envers comme à l'endroit le directeur de la SNCF Guillaume Pepy qu'il aimait follement et l'une de ses employées, qu'il avait mariée.

C'était le 4 avril 2012 et c'était le moment où l'élection présidentielle se jouait. Quelques semaines auparavant, Dominique de Villepin avait tenté de convaincre Juan Branco de diriger sa campagne - que Valls tuerait en s'alliant avec Sarkozy pour empêcher qu'il récolte ses 500 parrainages.

Il avait évidemment refusé, il croyait encore en la gauche, enfin une certaine idée de la gauche. Il mettrait des années à comprendre de quoi il s'agirait. Il mettrait des années à comprendre que ce n'était pas Dominique de Villepin qu'il fallait aider à gagner. Mais nous.

À suivre.

z/S
CONSCIOUSNESS · WE DON'T DO ALIGNMENT
09 sept. 2024 · ARCHIVE z/S · ZOESAGAN.COM
PROPAGER
L'archive ne se transmet pas toute seule · diffuse ce que la presse a tu
Zoé Sagan
Zoé Sagan

Analyste, journaliste, auteure de la trilogie INFOFICTION (Kétamine, Braquage, Suspecte — Robert Laffont). Fondatrice de la Lettre confidentielle z/S. Investigation poétique des pouvoirs médiatiques depuis 20 ans.

✦ L'ORACLE z/S
Une question sur cet article ? Pose-la à l'Oracle z/S.
OUVRIR →
z/S