Epstein : un juge fixe au 2 juillet l’heure de vérité des dossiers
Huit e-mails caviardés, un projet d’inculpation aux noms de complices masqués, une date couperet. Le juge fédéral Emmet Sullivan met le ministère américain de la Justice au pied du mur.
Une date. C’est parfois tout ce qu’il faut pour transformer un secret d’État en compte à rebours. Le juge fédéral Emmet Sullivan a ordonné au ministère américain de la Justice de rendre publiques des versions non caviardées de plusieurs dossiers Jeffrey Epstein, ou d’expliquer pourquoi il ne le peut pas. Échéance : le 2 juillet 2026. Un jeudi. Le jour où l’on saura enfin si le noir sur les documents protégeait un secret d’enquête, ou des noms.
Au cœur de la décision, des pièces précises. 8 e-mails dont l’expéditeur ou le destinataire a été masqué. Un projet d’inculpation d’Epstein où les noms de complices potentiels ont été obscurcis. Un e-mail de 2019 mentionnant plusieurs complices dont les identités ont été caviardées. Le juge a également demandé à la Justice de livrer les notes d’entretien derrière plusieurs documents du FBI résumant des allégations non vérifiées visant le président Trump, ou d’expliquer son refus.
Une journaliste contre un ministère
Le bras de fer ne vient pas d’un procureur ni d’un élu. Il vient d’une journaliste. La décision fait suite à une plainte déposée en avril 2026 par Katie Phang, commentatrice juridique indépendante, qui dénonce des caviardages constituant selon elle une violation « éhontée, choquante et continue » de la loi fédérale imposant la publication des dossiers Epstein. Le juge Sullivan a estimé qu’elle avait qualité pour agir et de sérieuses chances de l’emporter sur le fond. Mieux : il a relevé que le ministre par intérim de la Justice, Todd Blanche, avait de fait « concédé » les arguments de la plaignante en ne répondant pas au fond.
Un ministère qui ne répond pas au fond quand un juge l’interroge sur des noms caviardés, c’est un silence qui parle. La Justice américaine a fait savoir qu’elle comptait faire appel. Traduction : gagner du temps. C’est la même mécanique que celle que nous décrivons côté français dans notre enquête sur l’impunité d’Epstein en France. Des deux côtés de l’Atlantique, la même stratégie : ralentir jusqu’à ce que l’attention retombe.
Ce qui se joue le 2 juillet
Il faut mesurer l’enjeu. Un projet d’inculpation où l’on masque les complices n’est pas un document ordinaire. C’est la liste de ceux que la Justice a envisagé de poursuivre, puis a renoncé à nommer. Rendre ces noms publics, ou expliquer pourquoi on les garde secrets, revient à trancher une question que le monde entier pose depuis la mort d’Epstein : qui, autour de lui, savait, participait, protégeait.
Le 2 juillet, deux issues. Soit le ministère lève une partie du noir, et de nouveaux noms entrent dans l’histoire. Soit il s’explique, et sa justification devient à son tour un document. Dans les deux cas, le silence a une date d’expiration. Nous suivrons l’échéance.
Le mal se dévoile et nous documentons tout. · z/S SYSTEMS
Le 12 octobre, l’équipe rouge d’Anthropic publie ses tests : de petits modèles d’IA seraient à quelques mois de se copier seuls sur des appareils connectés. Le même jour, la société fait le point sur la lutte contre les copies de Claude, qu’elle reproche à trois labos chinois.
Dans la nuit du 11 au 12 octobre, des pirates ont poussé jusqu’à 50 °C les régulateurs de froid connectés de centaines de supermarchés français. Environ 150 Intermarché et 80 Carrefour touchés, des rayons vidés, et un firmware que Danfoss dit dépassé.
Le 13 octobre, Donald Trump publie les images d’un homme attaqué par un tigre dans un zoo anglais, puis une vidéo IA où il lutte avec la bête sur « The Lion Sleeps Tonight ». La famille demande qu’on arrête.
Les sœurs Sagan parlent depuis une station en orbite entre la Terre et Mars. Le numéro zéro lit le ciel du 15 au 21 octobre calculé par le moteur de L'Oracle, dont la nuit où Pluton redevient direct, veille du samedi 17.
Un ingénieur d’Anthropic publie le mode d’emploi pour demander plus aux machines. Ce qu’il dit, ce qu’il tait, et le prompt que nous en avons tiré.
Le 14 octobre, à San Francisco, Anthropic a présenté à de futurs investisseurs un chiffre d’affaires trimestriel de 16,8 milliards de dollars, selon le Financial Times. Après un deuxième trimestre qui avait plus que doublé, la hausse retombe à 45 %.