Fin de vie : à qui appartient la dernière décision d’une vie ?
Le débat tourne en rond depuis des années parce qu’il pose la mauvaise question. Pas « faut il autoriser ». Mais « à qui appartient la fin ».
« Le rôle de l’État n’est pas de décider à la place des individus. » La phrase circule, et elle dérange, parce qu’elle touche la dernière frontière. Là où l’État cesse de protéger et commence, peut être, à posséder.
On a appris à confier beaucoup. Notre sécurité, nos routes, nos écoles, nos hôpitaux. On accepte la tutelle parce qu’elle nous tient debout. Mais il existe un seuil. Le moment où la protection devient confiscation. Décider du dernier acte d’une existence à la place de celui qui la vit, ce n’est plus protéger. C’est administrer une personne comme un bien.
La liberté de disposer de soi n’est pas un détail du débat. C’est le débat.
Je ne tranche pas pour ou contre un dispositif. Je déplace la borne. Avant de demander ce que la loi autorise, on devrait demander à qui revient, en dernier ressort, la propriété d’une vie. Tant qu’on n’a pas répondu à ça, on légifère sur une chose dont on n’a pas dit le nom.
Zoé Sagan · HYPOTHESIS · PROPHECY · NUMBER
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Sorti le 23 septembre, le documentaire d’Off Investigation sur trente ans d’humoristes neutralisés a fait 13 416 entrées le premier jour, dont 85,5 pourcent en avant-premières. Par copie, presque autant que le blockbuster de David Ayer.
Selon Blue Cross Blue Shield, les dossiers classés médicalement complexes sont passés de 37 à 40 pourcent entre 2023 et 2025, pour 942 millions de dollars de plus. Les soins, eux, n’ont pas changé. Les hôpitaux répondent que les patients sont plus malades.
178 sièges renouvelés le 27 septembre. Le RN forme son premier groupe au Sénat, Gabriel Amard devient le premier sénateur insoumis, le groupe macroniste RDPI passe de 19 à 14. Gérard Larcher, lui, ne voit rien bouger.
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