Anthropic met 5 % de ses actions au bien public, plus 2 % à chaque hausse de 50 % de sa valeur
Le 18 octobre 2026, Anthropic engage 5 % de ses actions dans un fonds d’intérêt public, plus 2 % par hausse de 50 % de sa valeur, au choix du conseil. Le fonds est une LLC détenue à 100 % par Anthropic, sans lobbying ni dons politiques.
- Le 18 octobre 2026, Anthropic annonce que 5 % de ses actions seront engagées dans l’Anthropic Public Benefit Fund, sous réserve de l’approbation de ses actionnaires.
- 2 % supplémentaires pourront s’y ajouter, à la discrétion du conseil d’administration, pour chaque hausse de 50 % de la valeur de l’entreprise au-dessus d’un seuil que le texte ne chiffre pas.
- Le fonds est une LLC détenue à 100 % par Anthropic, et non une fondation de type 501(c)(3), et ses actions ne serviront ni au lobbying ni aux dons politiques.
5 %. Plus 2 % chaque fois que la boîte prend 50 %. Anthropic vient d’inventer la générosité indexée sur la valorisation. Plus l’action monte, plus le bien public reçoit. Plus elle baisse, plus il attend.
si la valeur double au-dessus du seuil : 5 % + 2 x 2 % = jusqu’à 9 % des actions, à la discrétion du conseil
I · Une poche, pas une fondation
Le détail qui compte tient en une ligne. Anthropic crée son fonds « as a wholly-owned LLC », une société détenue à 100 % par Anthropic, « rather than a 501(c)(3) ». Une 501(c)(3) rend des comptes au fisc américain et, quand elle est privée, doit distribuer chaque année une part de ses actifs. Une LLC filiale reste à la maison. La gouvernance ? « In the coming months. » Le chèque est signé, le nom du bénéficiaire viendra plus tard.
Le reste est propre, il faut le dire. Les cofondateurs avaient promis de donner 80 % de leurs actions. Environ la moitié des salariés participe au programme de dons abondés. Et aucune action du fonds ne financera « lobbying or political giving, in the US or abroad ». Avec les dons des fondateurs et des salariés, Anthropic chiffre le total à « roughly 20% » de ses actions dédiées au bien public. Le fonds s’ajoute aux 200 millions de dollars déjà promis à l’étude des effets de l’IA sur l’emploi.
Le chèque est signé, le nom du bénéficiaire viendra plus tard.
Le calendrier, lui, parle tout seul. Anthropic a publié un trimestre à 16,8 milliards et prépare sa cotation. Elle loue du calcul partout, chez Amazon comme chez Nscale, dont elle pèse jusqu’à 44,6 milliards de contrats. Elle a déjà interdit la cruauté envers Claude. Elle met maintenant la vertu au capital, avec un barème. Et si tu veux savoir ce que vaut la date où ta propre société est née, le Portefeuille la calcule, gratuitement.
Selon l’AP, des élus d’au moins 30 États américains ont examiné cette année des lois sur les prix fixés par algorithme, et 3 États ont déjà restreint l’usage des données des clients. Le patron de Walmart, John Furner, jure fixer le prix du produit, pas de la personne.
Microsoft quitte Loughton, le site vitrine britannique de Nscale. Le prospectus de la start-up affiche 103,4 milliards de dollars de contrats, mais 140,6 millions de chiffre d’affaires et 1 020,1 millions de perte au premier semestre 2026.
Anthropic montre 16,8 milliards en un trimestre, Kroger coupe 3 000 postes au nom de l’IA, les obligations de CoreWeave rapportent 15 %. Samedi, 550 000 manifestants contre la vie chère. La relecture de la semaine.
Selon Jefferies, la croissance des bénéfices attendue pour les valeurs de l’IA passe de près de 100 % en 2026 à 22 % en 2028, à 23 fois les bénéfices contre 13 hors IA. En mai, la banque les disait les moins chères.
Samedi 17 octobre, Laurent Nuñez compte 550 000 manifestants contre la vie chère, les organisateurs 800 000. Le matin, on en attendait entre 60 000 et 110 000. L’hôtel de ville de Limoges a brûlé.
Sept questions pour situer votre organisation sur la courbe de Libres d’obéir : où pouvez-vous encore freiner ? Deux minutes, rien n’est enregistré.