L’armée française déclenche les grandes manœuvres en Occitanie
Des corolles par dizaines dans le sillage de deux A400M, en noria… Si la météo (incertaine) le permet, le ciel et le terrain de l’aéroport de Castres seront en tenue de combat ce vendredi : 500 à 700 parachutistes et leur matériel doivent en effet être largués et mis à terre pour « ouvrir le théâtre », faire entrer « dans le dur » Manticore, ce vendredi 16 septembre au matin.
Et la dimension de ce largage en masse parti du Pôle national des opérations aéroportées (PNOAP) de Francazal devrait alors confirmer le caractère exceptionnel de cet exercice en forme de première, lancé ce lundi et dont Revel a eu un avant-goût hier avec l’arrivée de 250 hussards parachutistes tarbais.
Durant trois semaines, ce sont en effet 3 000 militaires au total qui seront déployés sur le Tarn, le Lot, l’Aveyron et bien au-delà, au vu des « zones réglementées temporaires » de basse et moyenne altitude qui vont restreindre les espaces aériens d’Occitanie mais aussi de Nouvelle-Aquitaine et d’Auvergne Rhône-Alpes.
Héliportages ou parachutages avec infiltrations sous voile pour les commandos et les Forces spéciales devant déstabiliser et affaiblir les arrières de l’ennemi, ballet d’avions militaires « en toutes conditions de vol et à toute altitude », et bien sûr « d’aéronefs des armées sans équipage à bord », bref, de drones… Dans un contexte où l’Ukraine est venue confirmer le retour du combat à haute intensité – évoqué dès 2019 par le général Burkhard, aujourd’hui chef d’état-major des armées — « on poursuit notre préparation opérationnelle mais dans un même espace de manœuvre avec les Forces spéciales et la 4e Brigade d’aérocombat de Clermont-Ferrand (1) pour travailler notre interopérabilité dans la profondeur du champ de bataille », résume la 11e BP, qui connaît déjà son sujet pour l’avoir testé avec… Barkhane.
Ce faisant, son métier étant bien sûr « l’urgence » et le lointain, l’action en zones d’accès difficile ou la prise d’aéroport (comme en 2013 à Tombouctou avec le 2e REP du colonel Benoît Desmeulles, désormais général et patron de la brigade aéroportée)…Ce sont les légionnaires qui sont programmés pour sauter, ce matin, avec l’appui des hussards et artilleurs tarbais du 1er RHP et du 35e RAP ainsi qu’avec les sapeurs du 17e RGPde Montauban.
Frapper vite, fort, loin,mais aussi de façon inattendue… Cet exercice Manticore devrait aussi voir, côté 11e BP, un posé d’assaut à Cahors puis un largage sur Rodez et ce « sera en fait une première répétition générale avant l’opération Orion qui, elle, réunira 10000soldats en 2023, pour la préparation à grande échelle des armées françaises à un conflit d’ampleur », conclut un militaire.
(1) Trois régiments d’hélicoptères de combat.Source : ladepeche.fr
Sept questions pour situer votre organisation sur la courbe de Libres d’obéir : où pouvez-vous encore freiner ? Deux minutes, rien n’est enregistré.
Le management a-t-il des sources nazies ? Chapoutot dit oui et non. Ses critiques l’attaquent sur la méthode. Nous instruisons la querelle jusqu’au verdict.
Un général SS devenu le pape du management ouest-allemand, 600 000 cadres formés à la délégation de responsabilité : ce que raconte vraiment le livre de Johann Chapoutot.
La phrase de Swann Arlaud a mis le feu aux rédactions. Elle est fausse au pied de la lettre et juste dans sa généalogie. Démontage pièce par pièce, de Vichy à VivaTech.
Le film d’Emmanuel Marre, Prix du scénario à Cannes, filme Vichy depuis un bureau de Limoges. Un ingénieur, des formulaires, une courbe, et la question qui fâche : d’où vient le management ?
Art Basel Paris ouvre ses Preview Days au Grand Palais le 21 octobre, avec plus de 200 galeries de 41 pays. C’est la première édition de Karim Crippa, qui dirigeait jusque-là la communication de la foire.