La perpétuité, le rejet, et la seconde chance du gouvernement
On a raconté partout que l'Assemblée avait voté la perpétuité pour les violeurs en série d'enfants. La vérité est plus tordue : le vendredi, les députés l'ont d'abord rejetée. Il a fallu une seconde délibération, réclamée par le gouvernement, pour la rétablir. 41 députés de gauche ont main
La perpétuité, le rejet, et la seconde chance du gouvernement
On a raconté partout que l'Assemblée avait voté la perpétuité pour les violeurs en série d'enfants. La vérité est plus tordue : le vendredi, les députés l'ont d'abord rejetée. Il a fallu une seconde délibération, réclamée par le gouvernement, pour la rétablir. 41 députés de gauche ont maintenu leur non.
Rétablissons la chronologie, parce que c'est elle le sujet. Vendredi, la mesure est repoussée. Effet de sidération immédiat, alors que plus de 90 pourcent des Français y sont favorables selon les sondages cités. Le gouvernement dégaine une seconde délibération. Lundi, la perpétuité est rétablie et le projet de loi adopté. Restent 41 députés, majoritairement LFI, EELV, PS et PC, qui n'ont pas bougé.
Leur argument existe, et il mérite d'être cité plutôt que caricaturé. Une partie de la gauche, autour d'Éric Coquerel, oppose à la perpétuité automatique un principe de droit : l'individualisation de la peine et la possibilité de réinsertion, y compris pour des actes monstrueux. C'est un argument de juristes, pas une excuse pour les bourreaux. On peut le trouver indécent. On ne peut pas le travestir.
Le vrai scandale n'est peut être pas le vote. C'est qu'il ait fallu une seconde délibération pour que la représentation nationale ose écrire ce que 90 pourcent du pays pensait déjà.
Ce que le compteur retiendra
258 pour, 41 contre, une seconde délibération. Trois chiffres qui racontent une démocratie qui a hésité, en public, sur la punition des pires crimes contre les plus petits. L'Histoire retiendra le vote final. Elle devrait surtout retenir le premier.
Le 3 septembre, le Conseil d’État confirme l’injonction faite au garde des Sceaux de faire cesser des comportements contraires à la loi et à la déontologie au quartier de lutte contre la criminalité organisée d’Alençon Condé-sur-Sarthe. Chronologie en cinq étapes.
Le directeur artistique de la Mostra explique qu’il ne peut pas hisser le drapeau palestinien faute de reconnaissance par l’État italien. Le site de la Biennale, lui, indique la Palestine comme pays d’origine de deux films de la sélection officielle.
La commissaire de la WNBA quitte la ligue le 31 décembre après 7 ans et demi. Dans le même entretien, elle dit travailler sa succession depuis des années, ne donne aucun nom, et précise qu’elle restera si personne n’est trouvé d’ici quatre mois.
Le ministère annonce « plus d’1 milliard » et ne publie aucun total. En additionnant ses propres lignes, on obtient 1 356 millions, dont 300 qui ne sont pas versés et 251 qui étaient déjà ouverts. La veille, le gouvernement a confirmé que les députés ne siégeraient pas avant octobre.
Jeudi prochain, Dix pour cent revient en long métrage. Pas en salle. Sur Netflix, partout dans le monde le même jour. Émilie Noblet réalise, Fanny Herrero écrit, Camille Cottin rejoue Andréa. Une série née sur France 2 finit sa course sur une plateforme américaine, et personne ne trouve ça bizarre.
France Télévisions, Radio France et France Médias Monde travaillent depuis septembre sous des cahiers des charges modifiés. Le rapport Lasserre, remis le 29 mai, formulait 17 recommandations. Les premières viennent de devenir des obligations. Le reste arrive en 2027.