Rdv avec l’artiste SLip pour « une ultime fête, jusqu’à ce que la fin du monde nous sépare »
Nous avons voulu poser quelques questions pour mettre en lumière les œuvres pré-apocalyptiques de l’artiste SLip.

Pour toi l’apocalypse au 21e siècle représente quoi ?
Pour le moment, on voit seulement poindre l’apocalypse en étant pessimiste. Surtout aujourd’hui avec la sortie du rapport du Giec. L’avenir parait sombre, surtout au niveau écologique à mon sens. Mais plus que l’apocalypse, la série traite surtout du dernier moment avant cette apocalypse et s’intéresse à nos réactions à ce moment là.

Tu parles comme nous d’atmosphère de fin de cycle est-ce que tu peux nous en dire plus sur cette expression ?
Effectivement, on sent depuis un moment, que le monde dans lequel on évolue se fissure, que ce qu’on prenait pour acquis parait plus friable que ce qu’on croyait. C’est un ressenti sur lequel on a travaillé avec BEnn, d’Apple Jelly lors de la création de l’album « Die, Motherfucker! Die!!! ». Comme par le passé, les civilisations disparaissent, créant des moments particuliers dans lequel le meilleur mais aussi le pire de l’humanité ressort. De l’empire romain aux années 20, ce sont ces moments là qui nous ont inspiré dans norte questionnement.

Tu parles aussi d’une ultime fête orgiaque est-ce une métaphore des pouvoirs en place qui se sont maintenant transformés comme leur propre en ennemi ?
Non, on n’avait pas creuser dans ce sens là. Plus que l’aspect collectif, on a surtout travaillé sur le positionnement individuel et les réactions de chacun à ce point de bascule. Le lacher prise et le questionnement sur les barrières qui tombent ont plutot été les pistes qu’on a explorées. La fête et notamment les orgies dans lesquelles on explore les interdits, on les retrouve dans ces intervalles aussi bien à l’époque de la chute de Rome que dans les bas-fonds de Berlin dans les années 20.

On interroge jamais les intuitions géopolitiques des artistes. Comment vois tu la suite des événements en Occident ?
Difficile de prévoir l’avenir et je ne me sens pas trop de jouer les Cassandre spécialistes qu’on retrouve trop souvent sur les réseaux sociaux. D’une manière globale, on sent un glissement et un monde occidental et libéral qui propose un modèle qui semble s’essouffler avec des crises qui se succèdent aussi bien au niveau local qu’au niveau international. C’est peut être le moment de préparer un monde nouveau, différent de celui qu’on a connu.

Pour accompagner les visuels, écoutez l’album ici https://li.sten.to/D-m-dbyapplejelly
Une question politique, six IA, aucune réponse fabriquée. L'édition 001 est retirée · ses réponses n'avaient jamais été captées. L'édition 002 est scellée · question publiée le 28 août, réponses le 11 septembre à 11h11.
Vendredi 28 août à 04h19 UTC, pleine Lune à 4,9 degrés des Poissons, exactement en face du Soleil. Ensuite, aucune planète ne change de signe avant le 3 septembre. Cinq corps rétrogrades, zéro ingrès planétaire.
Premier semestre 2026 : LVMH repasse à 1 %, Kering signe son premier trimestre positif en trois ans à 2 %, l’action bondit de 10 %, Hermès tient à 6,7 %. Les analystes appellent ça « muddling through ». Pas une reprise, un pouls. Signé Tiffany Sagan.
Le 14 août 2026, le Conseil constitutionnel censure l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de quinze ans : atteinte disproportionnée à la liberté d’expression. Pour couper un mineur, il faut une loi. Pour suspendre un adulte, une nuit a suffi. Signé Lia Sagan.
Rod Wave sort « Don’t Look Down » le 28 août, la date qu’il s’était réservée. Le même vendredi, Erykah Badu et The Alchemist posent « Before The World Blows ». La recette et la révérence, tombées le même jour. Signé Alpha Sagan.
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