Vous voulez un secret d’État ?
Dominique de Villepin aurait dû devenir Premier ministre et embarquer Juan Branco dans ses bagages à la Justice, mais le couple 14-47 pense le tenir grâce à divers kompromats et psyops organisés à Doha et Dubaï avec des filles de joie. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, les services de renseignement de notre pays piègent ses plus valeureux représentants, qui naturellement devraient nous gouverner, et pourquoi ? Parce que nos petits marquis l'ont demandé à Matignon ou au Quai. Et que ces derniers obéissent au doigt et à l’œil, plutôt que d'aller chercher les djihadistes, espions criminels et autres fraudeurs fiscaux.
C'est tout un monde halluciné que Céline Berthon et Nicolas Lerner ont respectivement découvert lors de leurs prises de fonction. Un monde obscur où tout l'appareil d'État était mis au service de la protection de nos princes, plutôt que de la nation.
Ils ont bien essayé de changer ça, mais impossible, leurs troupes avaient pris trop goût à ces opérations de déstabilisation. Et évidemment, eux-mêmes avaient leurs dossiers, prêts à fuiter si jamais ils n'obéissaient pas. Qui sait que le directeur de la DGSE, qui a gardé ses pions à la DGSI, Lerner, était dans la promo de Macron à l'ENA ? Personne. À part vous maintenant.
Il y a bien quelques agents qui ont tenté de résister. Zoé de Sagan est d’ailleurs en train de les réhabiliter, elle veille sur eux et les protège, et espère bien qu'ils vont finir par devenir la majorité.
C'est eux qui m'ont informée pour Dominique, qui m'ont prévenue qu'ils faisaient ça parce qu'ils étaient en panique. Ils ont reçu des instructions innommables en ce qui concerne Branco en particulier. Ils font tout pour éviter le pire. Mais ils ont besoin de nous. Alors ils m'ont demandé de sauver Dominique, qui, lorsqu'il a rencontré pour la première fois Branco, à Matignon, alors qu'il avait 16 ans, a décidé d'en faire son arme la plus pure.
Il s'est promis-juré, lui qui avait été secrétaire général de l'Élysée, qui connaît tous les secrets de la Ve République, qu'il aurait un héritier pur. Il a même tenté de le marier à ses deux filles, Victoire puis Marie de Villepin, tandis que son fils, Arthur - hommage à Rimbaud - faisait son possible pour briller aux yeux de son père.
Mais Dominique savait que le seul qui avait les armes pour défaire tout ce qui l'a empoisonné, et l'a amené au bord de la prison, c'était ce gamin de 16 ans qu'on venait de lui présenter.
Il l'a formé, il lui a donné toutes les armes. Pas à pas. Il s'est assuré que personne ne pourrait le piéger. Il lui a raconté toutes les corruptions, toutes les horreurs qu'on lui a fait faire pour arriver au sommet. Il lui a fait jurer qu'il ne lui ressemblerait jamais : qu'il prendrait la voie révolutionnaire dont il avait toujours rêvé.
Il l'a même convaincu de devenir son directeur de campagne en 2012, contre les partis - ceux-là mêmes qui aujourd'hui font tout pour éviter qu'il soit nommé.
Puis il a compris qu'il devait le laisser s'envoler. Et qu'ils se retrouveraient un jour, pour libérer la France. Enfin. De tous ceux qu'il avait toujours détestés.
Vous vous souvenez, Dominique, c'est celui qui, alors qu'il venait de sauver la France contre les États-Unis, s'est vu imposer la privatisation des autoroutes par Nicolas Sarkozy et son meilleur allié, Bruno Le Maire, qui était le directeur de cabinet de Dominique de Villepin mais l'avait déjà trahi en secret, après avoir été acheté par Sarkozy, et qui le mettrait dans le bourbier du CPE.
C'est lui qui a dû tout céder alors qu'il voulait réhabiliter la France, qui avait dénoncé la lâcheté de Hollande, lutté contre la mafia sarkozyste, tenté d'éviter le pire à la France, et qui a finalement renoncé.
Le faux poète et le vrai sacrifié.
Le seul qui aurait arraché avec les dents l’arbre que vient de planter Gabriel Attal, en l'honneur de Jacques Chirac, qui avait conscience de son évanescence, et qui avait préféré offrir des rosiers à Matignon, plutôt que de faire comme ses prédécesseurs et successeurs, qui, comme dans une fable de La Fontaine, se prennent pour des chênes-lièges alors qu'ils ne sont que des laitues ou des lentilles allergènes et invasives, que même Hidalgo ne réussit pas à éradiquer.
Vive la France. Et vive la République.
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