3 familles, dont les Arnault, se partagent plus de 15 % du CAC 40
La famille Arnault est le premier actionnaire de l’indice vedette CAC 40 de la Bourse de Paris, loin devant la famille Hermès et les grands gérants d’actifs, comme BlackRock et Vanguard, selon une étude d’Euronext publiée mardi 19 mars. Au total, les gestionnaires d’actifs représentaient 26 % de l’actionnariat du CAC 40 en 2022, les grands groupes familiaux 21 %, et les investisseurs particuliers 5,3 %.
Toutefois, c’est bien trois familles qui composent le top 3 des principaux détenteurs de capital d’entreprises du CAC 40 : la famille Arnault détient 7,8 % de l’indice, la famille Hermès 4,8 % et les Bettencourt-Meyers 2,9 %. Le plus grand gestionnaire d’actifs au monde, BlackRock détient pour sa part 2,3 %, tout comme son concurrent américain Vanguard, selon la sixième édition du baromètre de l’actionnariat des principaux indices d’Euronext, qui est notamment l’opérateur de la Bourse de Paris.
« L’actionnariat familial est une tendance de fond et pluriannuelle qui confirme son poids significatif », commente Mathieu Caron, chargé des marchés primaires de l’opérateur boursier Euronext, qui précise que « l’étude repose sur 2 100 milliards d’euros de capitalisation boursière pour le CAC 40 » en 2022. Cet effet est d’abord dû aux performances boursières « du secteur du luxe où l’actionnariat familial est très fort », poursuit-il. Selon Euronext, sur la période allant de 2018 à 2022, ces valeurs phares se sont « fortement appréciées » : Hermès a « progressé de 198 %, LVMH de 163 % et L’Oréal de 66 % ».
La famille Dassault est sortie du top 5 des groupes familiaux, cédant sa place à la famille Del Vecchio, en raison des performances « du groupe EssilorLuxottica en 2022 et a contrario (de) la performance négative de Dassault Systèmes », explique Mathieu Caron. Ces cinq familles détenaient à elles seules 18 % du CAC 40 en 2022, quand « le top 5 des gestionnaires d’actifs représentait 8,6 % de l’indice », détaille-t-il.
L’État français, sixième du podium
Parmi les plus grands détenteurs du CAC 40, l’État français occupe la sixième place, avec 2,2 % de la valeur des actions de l’indice en 2022 contre 1,9 % en 2021, et l’État norvégien, 1,6 % contre 1,4 %. La part des investisseurs individuels dans l’actionnariat de l’indice vedette a progressé en 2022, mais reste très minoritaire, passant de 4,6 % en 2021 à 5,3 %. « L’activité des investisseurs particuliers a ralenti, avec des volumes d’échanges moyens de 129 millions d’euros par jour en 2022 contre 160 millions en 2021 et 200 millions en 2020, qui était une année record lié au Covid », souligne Mathieu Caron. Euronext a toutefois précisé qu’il n’avait pu identifier que 66 % des actionnaires des sociétés cotées au CAC 40.
Source : sudouest.fr
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