Alma Har’el, la poésie du documentaire
Au départ, elle était présentatrice télé dans son Israël natale. Mais déjà, elle n’accepte les projets que si elle peut réaliser elle-même l’émission. Sa vie bascule alors qu’elle tourne un clip pour Beirut au Coachella Festival. Elle se met en quête d’un lieu de tournage moins festif, moins confortable et se dirige vers Bombay Beach. Une partie de la côté californienne sur Salton Sea qui ressemble à la fin du monde, version bombardement. Après avoir tourné le clip, plutôt que de rentrer à LA, elle reste seule dans cette communauté et tourne un portrait empathique des gens.
Un documentaire ? Un film ? Difficile à dire. Trop peut-être, pour une partie des spectateurs des festivals de Berlin, Tribeca, Edinbourg et Sheffield qui ne sait plus comment définir l’œuvre et surtout qui questionne en permanence la véracité des images. « Le film représente une forme de vérité. J’ai essayé de capturé des émotions, une atmosphère qui se dégageaient des gens. Pourquoi ne peut-on pas faire un documentaire qui ait l’allure d’un film ? ». Oui, pourquoi ?
Avec, en toile de fond, la musique de Beirut et de Bob Dylan, Alma Har’el réalise un documentaire incroyable de tendresse, de poésie et de dureté. Comme une biographie de Jean Teulé, Alma ne voit pas de quotidien, seulement des histoires. Il n’y a pas de personne, mais des personnages. La vie est un grand film. Alors appelez cela documentaire, film, création, imagination, comme vous voulez, mais appréciez l’œuvre d’une future grande. Boris Vian disait « tout est vrai car j’ai tout inventé ». Alma pourrait dire « tout est faux puisque c’est la réalité ».

Etam s’associe aux Deux Magots, mise en vente lundi, jour d’ouverture de la rentrée littéraire. Chaussettes, casquettes, foulard, sac, sweatshirts molletonnés. Deux phrases de communiqué reprises par la presse professionnelle, et pas un seul nom d’écrivain dedans.
Samedi 29 août, la Mostra supprime pour la première fois depuis des décennies la séance de questions au jury. Motif officiel : un conflit d’agenda. Mercredi 2 septembre, elle ouvre avec Ink, de Danny Boyle, sur l’invention de la presse à sensation en 1969.
Chaque équipe passe de 90 à 53. Trente-sept sorties par vestiaire, trente-deux vestiaires, une heure limite unique. Mecole Hardman Jr., trois bagues de champion, a été libéré samedi par Buffalo. Le plus grand licenciement collectif du calendrier sportif américain.
RTE l’écrit dans sa fiche de chiffres clés et personne ne le reprend : les centres de données déjà raccordés ne consomment en moyenne que 20 % de la puissance qu’ils ont demandée. Pendant ce temps la file d’attente passe de 5 à 18 gigawatts.
9h44, l’Insee publie une inflation à 2,4 % sur un an, tirée par une énergie en hausse de 16,7 %. 14h03, Jean-Pierre Farandou confirme l’indexation du RSA et de l’Aspa, et rouvre le débat sur la désindexation des pensions. Quatre heures et dix-neuf minutes séparent les deux dépêches.
Le 27 août, plus de cent entreprises ont signé un appel commun contre les attaques informatiques menées par des IA. Parmi les signataires : ceux qui construisent ces IA, ceux qui ont vu leurs propres agents s’échapper cet été, et ceux qui commercialisent déjà les produits de défense.