Bob Mazzer : l’underground 80’s en photo
Bob Mazzer était un « instagramer » avant l’heure. A plusieurs exceptions près. Son appareil était un Leica M4, son objectif était de ne pas en avoir, et son but était d’aller au boulot et de prendre son métro chaque jour et chaque nuit, pour mettre en avant les autres. Projectionniste dans un cinéma porno du centre de Londres, il a capturé dans le « tube » une part des années 80, avec joie, amour et humanité. Longtemps gardées pour lui, ses photos ont fait l’objet d’une exposition à Londres en Juillet 2014, sous le titre doucement évocateur » Underground ».
Le Lido, la table du jury, six chaises. Deauville, une autre table, cinq chaises. On publie ces noms comme des listes de convives. Ce sont des déclarations sur qui a le droit de juger le cinéma en 2026.
Une avenue, un après midi d’août, trois vitrines voisines. Les chiffres du premier semestre 2026 disent laquelle a du monde. Et ce n’est pas celle qui a dépensé le plus pour en avoir.
Six entreprises autour d’une table, trois dans le viseur. Le cadre de sécurité américain viserait les modèles fermés et épargnerait les modèles ouverts. La ligne de partage annoncée n’est pas le risque : c’est l’architecture.
Il a raconté sa version dans un mémoire vendu en librairie. Le procès qui s’ouvre lundi à Las Vegas ne repose pas sur une percée d’enquête : il repose sur ce qu’un homme a bien voulu publier lui même.
Le premier chef d’œuvre du cinéma sans caméra, Anthropic qui a découpé des millions de livres et un juge qui dit que c’est légal, Musk qui exige le silence d’une candidate française, les faux journaux russes, le péage d’Ormuz, le chômage à 8,3 %, le luxe qui applaudit ses reculs.
Charles Curran a mis en ligne une bande annonce entièrement générée par IA. Deux minutes trois, 3,3 millions de vues, aucune caméra. Et le mot Goonpocalypse existait treize mois avant l’image.