Campbell Hooper : réalisateur modeste mais surdoué
Campbell Hooper se définit lui-même en seulement trois mots : réalisateur – designer – écrivain. Point. Cela lui suffit comme biographie. Pourtant on pourrait écrire un sacré paquet de paragraphes sur son œuvre audiovisuelle. Mais on va respecter le minimalisme obstiné de l’auteur et laisser parler ses films pour lui. Ça vaut le détour. On vous le jure. C’est un petit génie mais ne le répétez pas trop fort, ça risquerait de blesser sa modestie…
Karoline Leavitt quitte la porte parolerie de la Maison Blanche fin août 2026. Le motif annoncé est familial et lui appartient. La deuxième phrase de l’annonce, elle, est le vrai communiqué.
Le même mois, un film japonais de trois heures quinze en français sort en salles, et la plateforme qui expliquait depuis dix ans que la salle ne comptait plus s’offre la plus longue fenêtre de son histoire. Un papier sur le temps d’exposition.
Kering signe son premier trimestre positif depuis trois ans et prend 10 % en Bourse. Quinze jours plus tard, Deutsche Bank rabote l’objectif de cours d’Hermès de 2 320 à 1 920 euros. Personne ne met les deux dans le même article.
Une étude évaluée par les pairs, publiée le 11 août 2026, chiffre pour la première fois les émissions que l’intelligence artificielle rend possibles, et non celles qu’elle consomme. Le conditionnel est celui des auteurs.
Depuis 2006, une agence fédérale américaine publiait chaque décembre l’état de santé de l’Arctique. Le 11 août 2026, elle a annoncé qu’elle ne coordonnerait plus rien. Les données resteront publiques. C’est vrai, et c’est le problème.
Octobre 2025, 10 milliards. Août 2026, 12,5 milliards. Entre les deux, une saison de basket, une élimination en demi finale et le départ de LeBron James. Le club n’est plus une équipe, c’est un actif qui se retourne.