Cannes 2012 # Sergeu Loznitsa
Il était déjà venu à Cannes en 2010 pour son documentaire My Joy (ci-dessus), portrait noir de l’Ukraine. L’Ukraine, c’est son pays. Bien que né en Biélorussie en 1964, il a grandit à Kiev. C’est là qu’il débute une carrière qui ressemble à tout sauf à du cinéma. Mathématiques appliquées et systèmes de contrôles, diplômé en ingénierie et en mathématiques. Il devient scientifique à l’Institut de Cybernétique à l’âge de 23 ans. Un an plus tard, il réalise soudain qu’il faut « faire quelque chose d’important de sa vie« . Ce sera le cinéma. Un peu par hasard. Beaucoup par destin.
Sergei Loznitsa est en compétition officielle pour Dans la brume.
Sergei Losnitsa est un réalisateur réaliste. A la croisée des chemins de la fiction et du documentaire. Il y a quelques années, il décide tout de même de quitter l’Ukraine pour mieux en parler. Il s’installe en Allemagne. « Je pense qu’il est nécessaire pour un cinéaste, ou tout artiste, d’établir une distance avec le sujet dont il traite. C’est ce que Victor Chklovski appelle « ostranenie » qui inspira à Brecht le concept de « distanciation ». C’est une étape nécessaire pour contrôler sa matière, sinon l’émotion prend le dessus et les puissances de la raison et de la création sont mises en péril. Il faut toujours faire un pas de côté, ce qui suppose une certaine duplicité ou une fracture de la personnalité. En physique quantique, c’est que l’on appelle le principe de superposition. »

Sergei Loznitsa est ce qu’on pourrait appeler un auteur camusien. Son questionnement tourne autour de la difficulté d’adopter une conduite honnête dans une situation sans morale. Ou comme le disait l’auteur de l’Étranger : « peut-on être un saint sans Dieu ? »
Un réalisateur existentialiste et social, bien ancré dans sa réalité, voilà exactement tout ce qu’aime Cannes. Alors une chance de Palme ?
Une question politique, six IA, aucune réponse fabriquée. L'édition 001 est retirée · ses réponses n'avaient jamais été captées. L'édition 002 est scellée · question publiée le 28 août, réponses le 11 septembre à 11h11.
Etam s’associe aux Deux Magots, mise en vente lundi, jour d’ouverture de la rentrée littéraire. Chaussettes, casquettes, foulard, sac, sweatshirts molletonnés. Deux phrases de communiqué reprises par la presse professionnelle, et pas un seul nom d’écrivain dedans.
Samedi 29 août, la Mostra supprime pour la première fois depuis des décennies la séance de questions au jury. Motif officiel : un conflit d’agenda. Mercredi 2 septembre, elle ouvre avec Ink, de Danny Boyle, sur l’invention de la presse à sensation en 1969.
Chaque équipe passe de 90 à 53. Trente-sept sorties par vestiaire, trente-deux vestiaires, une heure limite unique. Mecole Hardman Jr., trois bagues de champion, a été libéré samedi par Buffalo. Le plus grand licenciement collectif du calendrier sportif américain.
RTE l’écrit dans sa fiche de chiffres clés et personne ne le reprend : les centres de données déjà raccordés ne consomment en moyenne que 20 % de la puissance qu’ils ont demandée. Pendant ce temps la file d’attente passe de 5 à 18 gigawatts.
9h44, l’Insee publie une inflation à 2,4 % sur un an, tirée par une énergie en hausse de 16,7 %. 14h03, Jean-Pierre Farandou confirme l’indexation du RSA et de l’Aspa, et rouvre le débat sur la désindexation des pensions. Quatre heures et dix-neuf minutes séparent les deux dépêches.