Coup de coeur de la semaine : Yelena Zhelezov
On vous l’avez promis, la talentueuse Yelena Zhelezov rejoint le rang de nos coups de cœur. Quand il s’agit de définir le travail de l’artiste Israélo-bélarusse, installée à Los Angeles, on se heurte à de grandes difficultés. Selon elle, ses œuvres « questionnent le corps biologique et social« . Mais sa formation aux beaux arts spécialisation marionnettiste influence ses travaux autant que sa réflexion de fond.
Par exemple, son installation After Marienbad reconstruit l’architecture émotionnelle de L’Année dernière à Marienbad d’Alain Resnais comme elle était décrite dans le scénario original d’Alain Robbe-Grillet.
Un travail profondément intellectuel. Qui pourrait être opaque si une beauté évidente ne s’en dégageait pas.
La réinterprétation est devenue une base de sa réflexion. La performance autour du livre Les Amants, de la prix Nobel Autrichienne Elfriede Jelinek en est un nouvel exemple. Une tentative de rendre la décorporation biologique et sociale au cœur d’un triangle amoureux, intitulée Women as lovers.
Parfois, on se demande si c’est la réflexion sous-jacente à ses installations qui passionne le plus Yelena Zhelezov, ou bien l’artisanat de la mise en place. Dans Micro Monumental, c’est tout simplement un petit théâtre que nous propose l’artiste. Alors certes, le texte est tiré d’un Guide pour jeune citoyen soviétique de 1961, mais le jeu semble être le moteur. Tout comme ses tours de magie dignes du théâtre de rue.



Ce travail artisanal, cette profondeur sans les fards, comme si Yelena nous donnait à voir le cheminement de nos propres pensées, se retrouve dans les clips réalisés par l’artiste. Pour The Shoe et Henry Wolfe d’abord, et le dernier en date, le Moni Mon Amie de Julia Holter qui dénote déjà d’une nouvelle maîtrise dans la narration. Une évolution de l’univers de Yelena Zhelezov qui attise notre curiosité.
Etam s’associe aux Deux Magots, mise en vente lundi, jour d’ouverture de la rentrée littéraire. Chaussettes, casquettes, foulard, sac, sweatshirts molletonnés. Deux phrases de communiqué reprises par la presse professionnelle, et pas un seul nom d’écrivain dedans.
Samedi 29 août, la Mostra supprime pour la première fois depuis des décennies la séance de questions au jury. Motif officiel : un conflit d’agenda. Mercredi 2 septembre, elle ouvre avec Ink, de Danny Boyle, sur l’invention de la presse à sensation en 1969.
Chaque équipe passe de 90 à 53. Trente-sept sorties par vestiaire, trente-deux vestiaires, une heure limite unique. Mecole Hardman Jr., trois bagues de champion, a été libéré samedi par Buffalo. Le plus grand licenciement collectif du calendrier sportif américain.
RTE l’écrit dans sa fiche de chiffres clés et personne ne le reprend : les centres de données déjà raccordés ne consomment en moyenne que 20 % de la puissance qu’ils ont demandée. Pendant ce temps la file d’attente passe de 5 à 18 gigawatts.
9h44, l’Insee publie une inflation à 2,4 % sur un an, tirée par une énergie en hausse de 16,7 %. 14h03, Jean-Pierre Farandou confirme l’indexation du RSA et de l’Aspa, et rouvre le débat sur la désindexation des pensions. Quatre heures et dix-neuf minutes séparent les deux dépêches.
Le 27 août, plus de cent entreprises ont signé un appel commun contre les attaques informatiques menées par des IA. Parmi les signataires : ceux qui construisent ces IA, ceux qui ont vu leurs propres agents s’échapper cet été, et ceux qui commercialisent déjà les produits de défense.