Dirty Wars – Jeremy Scahill
Pourquoi lui ?
Parce qu’il est l’un des plus grands journalistes d’investigation de la géo-politique états-unienne de l’ombre et qu’il a eu l’intelligence de comprendre que tout ceci ce lit comme un roman. Un roman qu’on aurait du mal à croire s’il s’agissait de fiction.
Où le lire ?
Au siège de l’ONU, cela permet de comprendre ce que veut dire « absurde ».
Le passage à retenir par cœur ?
Fin 2011, alors que le noueau programme de capture et d’assassinat atteint son rythme de croisière, le numéro trois de la CIA, Buzzy Krongard, déclare que, « dans une large mesure,» les États-Unis gagneront « la guerre contre la terrorisme (…) grâce à des forces dont vous ne savez rien, à des opérations dont ous ne verrez rien et à des méthodes que ous préféreriez sans doute ne pas connaître ». Au Washington Post, un haut fonctionnaire américain affecté au transfèrement de prisonniers déclare : « Nous ne leur arrachons pas des aveux; nous les transférons dans des pays qui se chargent de leur arracher des aveux ». Un autre fonctionnaire chargé de superviser ces opération confie au même journal : « Celui qui ne viole pas de temps à autre les droits de quelqu’un ne fait probablement pas bien son boulot. (…) Je ne crois pas souhaitable de prôner la tolérance zéro à ce sujet. La CIA a longtemps souffert de ce problème. » Cofer Black résume bien cet état d’esprit lorsqu’il entretient les parlementaires de la « flexibilité opérationnelle » propre à la guerre contre le terrorisme : « il s’agit d’un domaine entouré du plus grand secret. Tout ce que vous devez savoir, c’est qu’il y a un avant-11-Septembre et un après-11-Septembre. Depuis le 11-Septembre, nous ne mettons plus de gants blancs. »
À qui l’offrir ?
À Jean-Marie Bigard. Pas besoin de développer des théories du complots paranoïaques. La réalité est pire.

Dirty Wars, le nouvel art de la guerre, Jeremy Scahill, éd. Lux Québec, 631 p., 28€
Huit écrans en une minute : la Naissance, le Terminal, le Ciel, l’Accord, le Registre, la Bibliothèque, la Page d’après et L’Oracle en direct.
Selon Reuters, Anthropic et OpenAI ont cherché, jusqu’au 5 octobre au moins, à contrôler ce que leurs évaluateurs externes peuvent publier, au nom du secret des affaires. En septembre, Dario Amodei défendait l’inverse.
Le 13 octobre, Microsoft a publié des correctifs pour plus de 1 400 failles, dont au moins 78 critiques et une déjà exploitée. En 2020, l’année record, l’éditeur en avait corrigé 1 261 en douze mois.
Le 13 octobre, Apple a présenté HomeView à 299 dollars et un HomePod mini à 149 dollars, construits autour de Siri AI. L’assistant arrive plus tard sur le HomePod, avec des limites quotidiennes, et pas dans l’Union européenne.
PARADISE #058. 2 ans relation YBA London Margate 1993-1995. Carl co fonde White Cube 1993 avec Jay Jopling. 1995 séparation amère. 1998 Tracey crée My Bed après dépression majeure 4 ans. Turner Prize 1999. Charles Saatchi rachat 1999 (150 000 livres). Vente Christie’s 2014 = 2.5 millions l
Meta a lancé lundi Muse Wonder et Muse Wonder Full, ses premiers modèles de pointe, sans poids téléchargeables. Wonder Full n’est vendu que par abonnement, jusqu’à 200 dollars par mois, et obtient 56 à l’index d’Artificial Analysis, contre 58 pour Claude Opus 5.5.