Elon Musk veut assurer la survie de notre espèce en faisant débarquer des humains sur Mars d’ici 2026
SpaceX dirigé par Elon Musk vient de remporter un contrat de 2,9 milliards de dollars avec la Nasa pour faire atterrir des astronautes sur la Lune, battant Jeff Bezos. L’argent n’est pas vraiment un problème pour eux. Elon Musk pèse 179,7 milliards de dollars et Jeff Bezos, 197,8 milliards de dollars. Ensemble, c’est presque autant que les 40% d’Américains les plus pauvres réunis.
Et la lune n’est pour eux qu’un premier tremplin. Elon Musk dit que SpaceX débarquera des humains sur Mars d’ici 2026 et veut établir une colonie d’ici 2050. Son but, dit-il, sera d’assurer la survie de notre espèce.
«Si nous rendons la vie multi-planétaire, il se peut qu’il y ait un jour où certaines plantes et certains animaux meurent sur Terre mais sont toujours vivants sur Mars», a-t-il tweeté.
Jeff Bezos va également construire des colonies extraterrestres, mais dans l’espace plutôt que sur Mars. Il envisage «de très grandes structures, des kilomètres à la ronde» qui «abriteront un million de personnes ou plus chacune».
De retour sur notre planète natale, Elon Musk construit plus de voitures électriques, qui aideront l’environnement. Et Jeff Bezos nous permet de faire des achats à domicile, ce qui pourrait économiser un peu d’essence et ainsi aider l’environnement.
Mais Elon Musk et Jeff Bezos traitent leurs travailleurs comme des esclaves. La plupart de leurs employés ne pourront pas s’échapper dans l’espace. Par contre quelques milliardaires font déjà la queue pour s’envoler du lieux qu’ils ont détruit.
Les assistants de production d’Elon Musk, comme on les appelle, gagnent 19 dollars de l’heure – à peine assez pour payer le loyer et les autres coûts de la vie dans le nord de la Californie. Elon Musk est violemment antisyndical. Il fait virer tout ceux qui veulent se syndicaliser.
Jeff Bezos ne traite pas mieux ses employés terriens. Ses entrepôts imposent des quotas de production stricts et soumettent les employés à des licenciements apparemment arbitraires, à une surveillance totale et à des journées de travail de 10 heures avec seulement deux pauses d’une demi-heure – souvent pas assez de temps pour aller aux toilettes et en revenir. Jeff Bezos se vante que ses employés touchent 15 dollars de l’heure, mais cela revient à environ 31 000 dollars par an pour un travailleur à temps plein, soit moins de la moitié du revenu familial médian aux États-Unis. Et pas de congé maladie payé.
Jeff Bezos a licencié au moins deux employés qui se sont publiquement plaints du manque d’équipement de protection pendant la pandémie. Elon Musk et Jeff Bezos sont les personnes les plus riches d’Amérique et leurs entreprises sont parmi les plus dynamiques du pays. Ils exercent ainsi une influence considérable sur la manière dont les autres directeurs généraux comprennent leurs obligations envers les employés.
L’écart entre la rémunération des PDG et celle des travailleurs moyens est déjà à un niveau record. Ils habitent des mondes différents.
Si Elon Musk et Jeff Bezos atteignent leurs objectifs extraterrestres, ces mondes pourraient être littéralement différents. La plupart des travailleurs ne pourront pas s’échapper dans l’espace.
Les super-riches ont toujours trouvé le moyen d’échapper aux périls de la vie quotidienne. Pendant les fléaux du 17ème siècle, les aristocrates européens ont décampé dans leurs domaines. Comme ce que fait l’artistocratie française depuis le début de la pandémie en France. Les riches Américains eux se sont dirigés vers les Hamptons, leurs ranchs dans le Wyoming ou leurs yachts.
Les riches ont également trouvé des moyens de se protéger du reste de l’humanité – dans des châteaux fortifiés, sur des domaines sécurisé loin du bruit et des odeurs, loin de la fumée et des égouts. Certains super riches aujourd’hui ont créé des bunkers post-apocalyptiques en cas de guerre nucléaire ou de conflits sociaux.
Il est compréhensible que les super riches souhaitent échapper à l’attraction gravitationnelle du reste d’entre nous. Mais il n’y a vraiment pas d’échappatoire. S’ils sont sérieux au sujet de la survie de l’espèce, ils doivent agir de manière plus responsable envers les travailleurs ici sur la terre ferme.

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