Le meilleur mois d’août depuis 1980, et deux films pour l’expliquer
19,94 millions d’entrées en août 2026 dans les salles françaises, le double d’août 2025, record absolu depuis 1980. Sauf que deux films font 71 pourcent du mois à eux seuls. Ce n’est pas une reprise, c’est une loi de puissance.
Le Centre national du cinéma et de l’image animée a publié ses chiffres le 2 septembre 2026, et ils sont d’une brutalité rare. 19,94 millions d’entrées en août 2026 dans les salles françaises. En août 2025, 9,96 millions. La fréquentation a exactement doublé, à 100,2 pourcent près. C’est le meilleur mois d’août depuis que le CNC tient des statistiques mensuelles, c’est à dire depuis 1980. Le précédent record datait d’août 2014, avec 19,54 millions.

Le reste de l’année suit. Juillet 2026 à 17,53 millions, en hausse de 22,6 pourcent sur juillet 2025. Du 1er janvier au 2 septembre, 127,92 millions d’entrées cumulées, soit 28,5 pourcent de mieux que sur la même période de 2025 et 8,6 pourcent de mieux qu’en 2024. Depuis quatre ans, la profession explique doctement que la salle est un usage résiduel condamné par les plateformes. La profession peut reprendre son souffle.
Maintenant le détail qui ramène tout le monde à la réalité. Sur ces 19,94 millions d’entrées, Spider-Man Brand New Day, sorti le 29 juillet, en fait 7,15 millions. L’Odyssée, sortie le 15 juillet, en fait 6,98 millions. À eux deux, 14,13 millions, soit environ 71 pourcent du mois. Le troisième, La Pat’Patrouille Le film Mission Dino, plafonne à 1,38 million.
Le record n’est donc pas un retour du public en salles. C’est la démonstration qu’il existe encore deux ou trois titres par an capables de déplacer un pays entier, et rien entre eux. Ce n’est pas une reprise, c’est une loi de puissance. La même qui fait qu’un catalogue de studio vaut moins cher qu’un seul personnage, et qu’on peut vendre un siècle de cinéma américain pour 111 milliards de dollars sans que personne ne s’étonne.
Sur le même terrain, voir la caution de 1,88 milliard réclamée aux opposants de la fusion Paramount Warner, le budget culture 2027 traité au cas par cas, le musée Lucas et ses reproductions à 25 dollars et le portrait de Larry Ellison.
PwC chiffre à 31 600 milliards de dollars l’investissement mondial en infrastructures d’intelligence artificielle jusqu’en 2050. Les États Unis en captent 48 pourcent. Ce qui compte dans ce genre de document, ce n’est jamais le total, c’est la répartition.
Le 18 septembre 2026, le gouvernement dépose son budget 2027. Le même jour, trois groupes de gauche annoncent qu’ils le censureront. Le débat s’ouvre en octobre. La censure a donc été annoncée avant que le texte ait été lu.
Les actionnaires de Warner Bros. Discovery ont rejeté la paie de David Zaslav trois exercices de suite. Il partira avec 887 millions de dollars, dont 335,4 millions de remboursement d’impôt. Le vote est consultatif. Portrait d’un métier qui n’a rien à voir avec le cinéma.
2 semaines après sa levée de 3 milliards d’euros menée par Samsung, avec Nvidia et ASML, Mistral rachète Pimento, start up de publicité par IA, pour près de 3,8 millions selon L’Informé. Soit 0,13 % de la levée. Sans annonce officielle.
Sotheby’s vend à Paris la collection de Jeanne Schlumberger. En tête, un Iris de Monet estimé 22 à 30 millions d’euros, près de 7 à 9 fois le record d’un Monet tardif. En bas, 3 Cézanne classés trésors nationaux, et 30 mois pour l’État.
L’accord sur le Groenland a été signé à New York le 22 septembre et publié par la Maison Blanche. Lu article par article : pas de nom, pas de date de fin, des bases nouvelles soumises à accord mutuel, et un futur État indépendant déjà engagé.