Il a reculé 8 fois devant l’Iran. Hier, à l’ONU, il a fixé la neuvième échéance : juste après sa propre élection.
À la tribune de l’Assemblée générale, Donald Trump hésite entre un accord et l’anéantissement de l’Iran, puis donne la date : « juste après l’élection ». Après au moins 8 reculs, l’ultimatum suit désormais son propre calendrier électoral.
Il a reculé 8 fois devant l’Iran. Hier, à l’ONU, il a fixé la neuvième échéance : juste après sa propre élection.
Mardi 22 septembre, à la tribune de marbre vert, Donald Trump a hésité à voix haute entre un accord et l’anéantissement. Puis il a donné la date. Ce n’est pas celle de Téhéran. C’est la sienne.

Hamlet à la tribune. Version tweet. Être ou ne pas être, sauf que c’est l’autre qui cesse d’être.
Le monologue tient en 2 questions. Il ajoute une troisième image, l’enfer, « sans aucune chance de survie ». La salle écoute. On attend la date. Elle arrive un peu plus loin, et elle est magnifique.
Relisez lentement. L’adversaire attend. Il attend qui ? Le menaçant. Il attend quoi ? Son score. L’ultimatum ne tombe plus à la date de l’ennemi. Il tombe à la date du scrutin de celui qui menace. C’est une première, et elle a été prononcée devant les 193.
Au moins 8. Le mot est d’ABC, pas de nous. Nous avions tenu une partie du compteur ici. En août, le délai de 60 jours sur Ormuz a expiré, et personne n’avait l’intention de le tenir. Début septembre, il voulait donner son nom à un péage. Le 22, il donne une date. La sienne.
Vite, mais pas avant 41 joursLe plus beau, c’est la suite. Quelques minutes plus tard, dans le même discours, sur le même pays, le même homme accélère.
Les élections de mi mandat ont lieu le 3 novembre. Nous avions raconté la promesse des 5 000 dollars par adulte qui devait les gagner. Du 23 septembre au 3 novembre, il y a 41 jours. Vite, donc. Mais pas avant 41 jours. Le calendrier de guerre s’aligne sur le calendrier des bureaux de vote, et il le dit à voix haute, devant le monde, en le présentant comme une stratégie.
Le 17 septembre, à Axios, il avait prévenu. « Avec moi, tout peut arriver. » La phrase est rapportée par CBS News. C’est la seule promesse qu’il tient à chaque fois.
Le titre du communiquéLa Maison Blanche publie le discours sous un titre choisi avec soin · « While Others Have Talked, I Have Acted ». Pendant que les autres parlaient, j’ai agi. Le jour où il reporte à novembre. Le titre et le texte sont sur la même page.
Même mécanique sur les stocks. « Les lâches et les traîtres adoreraient dire que les États-Unis manquent de munitions, mais ce n’est pas vrai », lance le président. ABC News rappelle dans la foulée qu’un rapport du Pentagone reconnaît une pénurie créée par cette guerre. Le Pentagone, dans cette phrase, joue donc le rôle du lâche. Nous avions lu ce que ses propres inspecteurs écrivent en troisième page sur les 33,4 milliards de la guerre.
Il y a eu un seul mouvement dans la salle. Quand il a parlé de Cuba, la délégation cubaine s’est levée et elle est sortie. Pour les images des rencontres bilatérales, en revanche, il faudra se contenter du récit officiel · le pool télévisé des grandes chaînes a suspendu sa couverture après l’exclusion de CNN, Politico et MS NOW de la Maison Blanche, précise CBS News. Le monde entier était dans la salle. Les caméras, non.
Dans la même journée, en marge de l’Assemblée, il a signé un traité sur le Groenland qui, lui, n’a aucune date de fin. Mercredi 24, Xi Jinping dîne à la Maison Blanche. Une échéance repoussée, une échéance abolie, une échéance à table. La semaine a de la tenue.
Le même jour, à la même tribune, Emmanuel Macron a parlé de Gaza comme d’« un spectacle qui nous fait honte à tous ». 2 présidents, 1 pupitre, 2 usages du mot spectacle.
PBS NewsHour, chaîne YouTube officielle · retransmission du discours de Donald Trump devant la 81e Assemblée générale, 22 septembre 2026. Ce qu’elle prouve · la phrase « right after the election » est prononcée à la tribune, pas en coulisses. Lien de secours · youtube.com/watch?v=u8vyfhCfTsE
La seule échéance tenueIl a promis que le pétrole « plongerait », plus bas qu’au début du conflit, dès que le monde se tiendrait uni. En attendant l’unité, et l’élection, la pompe a fait son travail. Elle, elle n’a rien reporté.
2 semaines après sa levée de 3 milliards d’euros menée par Samsung, avec Nvidia et ASML, Mistral rachète Pimento, start up de publicité par IA, pour près de 3,8 millions selon L’Informé. Soit 0,13 % de la levée. Sans annonce officielle.
Sotheby’s vend à Paris la collection de Jeanne Schlumberger. En tête, un Iris de Monet estimé 22 à 30 millions d’euros, près de 7 à 9 fois le record d’un Monet tardif. En bas, 3 Cézanne classés trésors nationaux, et 30 mois pour l’État.
L’accord sur le Groenland a été signé à New York le 22 septembre et publié par la Maison Blanche. Lu article par article : pas de nom, pas de date de fin, des bases nouvelles soumises à accord mutuel, et un futur État indépendant déjà engagé.
Dimanche sur franceinfo, Catherine Pégard a promis au spectacle vivant public « moins de crédits, au cas par cas ». Aucun établissement nommé. Le seul chiffre de la semaine vient de France Télévisions : 90 millions d'économies en 2027. Nous avons refait le calcul.
Amanda Lear accuse « Redlights » de Miley de reprendre « The Sphinx », son tube de 1978. Son label Universal a passé les deux titres à l'intelligence artificielle. La même semaine, Universal poursuit Suno pour copie par la machine. Et Miley chante chez Warner.
Le Lucas Museum of Narrative Art a ouvert mardi à Los Angeles. Un bâtiment d'un milliard de dollars, un rez de chaussée de copies, un curateur nommé George Lucas, et une entrée à 25 dollars, gratuite pour un seul code postal. Le voisin d'en face paie.