14 000 policiers, et une seule étape où l’on entre sans être quelqu’un
Léon XIV atterrit à Orly ce vendredi à 10 h. Stade de France sur inscription, vêpres sur invitation, Élysée sur protocole. Seule la marche de 2,5 km dans Paris est en accès libre. Autour, 14 000 policiers et gendarmes, 1 750 agents privés, 13 000 bénévoles.
Léon XIV décolle de Rome Fiumicino à 7 h 50 et se pose à Paris Orly à 10 h, ce vendredi 25 septembre 2026. Quatre jours, trois villes · Paris, Lourdes, Metz. Le programme officiel est en ligne, et il se lit comme un règlement intérieur. La veillée des jeunes au Stade de France · « Inscription obligatoire ». La messe de samedi, place de la Concorde · « Inscription recommandée ». Les vêpres à Notre Dame · « Sur invitation ». L’Élysée, à 11 h, relève du protocole.
Une seule ligne dit autre chose. De 16 h à 17 h, une déambulation de 2,5 km, de Notre Dame des Champs à la place Saint Michel · « Accès libre et gratuit, sans inscription ». C’est la seule étape du voyage parisien où l’on n’a besoin d’être personne. Il fallait un pape pour rappeler que la rue reste le dernier endroit de Paris qui ne demande pas de QR code.


Autour de cette porte ouverte, le dispositif · 14 000 policiers et gendarmes, selon les chiffres publiés par franceinfo et repris par Europe 1. S’y ajoutent 1 750 agents de sécurité privée issus de 15 sociétés, plus de 13 000 bénévoles et 26 000 personnes accréditées au total, rapporte Europe 1 le 24 septembre. Les agents privés seront affectés « aux missions de filtrage, d’inspection, notamment des participants », explique Albéric Dumont, coordinateur. Le montant de la facture n’apparaît dans aucun document public consulté par la rédaction.
À l’Élysée, la visite au président est calée à 11 h, la rencontre avec les autorités et le corps diplomatique à 11 h 45. Nous avions raconté comment Rome a raccourci la liste envoyée par l’Élysée. Le reste de la semaine parisienne se lit dans l’histoire des ouvriers sans nom de la statue de la Liberté et dans la censure annoncée six semaines à l’avance. Pour les dates qui engagent, le registre des prophéties, et pour la tienne, Le Portrait.
Le 24 septembre 2026, Trump reproche à CNN et MS NOW d’avoir « refusé » de couvrir l’arrivée de Xi Jinping. Le même jour, un juge fédéral ordonnait de leur rendre leurs badges, et CNN affirme avoir été refoulée à l’entrée. La détonation de la semaine.
Le 22 septembre, Trump rebaptise l’intelligence artificielle « super intelligence » à l’ONU. Le 24, avant de recevoir Xi Jinping, il écrit qu’il veut la laisser « exactly where it is », et que le garde fou américain, c’est le ministère de la Justice.
PwC chiffre à 31 600 milliards de dollars l’investissement mondial en infrastructures d’intelligence artificielle jusqu’en 2050. Les États Unis en captent 48 pourcent. Ce qui compte dans ce genre de document, ce n’est jamais le total, c’est la répartition.
19,94 millions d’entrées en août 2026 dans les salles françaises, le double d’août 2025, record absolu depuis 1980. Sauf que deux films font 71 pourcent du mois à eux seuls. Ce n’est pas une reprise, c’est une loi de puissance.
Le 18 septembre 2026, le gouvernement dépose son budget 2027. Le même jour, trois groupes de gauche annoncent qu’ils le censureront. Le débat s’ouvre en octobre. La censure a donc été annoncée avant que le texte ait été lu.
Les actionnaires de Warner Bros. Discovery ont rejeté la paie de David Zaslav trois exercices de suite. Il partira avec 887 millions de dollars, dont 335,4 millions de remboursement d’impôt. Le vote est consultatif. Portrait d’un métier qui n’a rien à voir avec le cinéma.