Incarcération de Juan Branco au Sénégal : la justice espagnole ouvre une enquête pour enlèvement
L’information a été fournie par le site efe.com, qui indique que le magistrat García Castellón s’est déclaré compétent pour enquêter sur cette affaire après avoir accepté la plainte déposée par Branco. La plainte détaille un enlèvement en Mauritanie par un groupe armé non identifié, suivi d’un transfert clandestin au Sénégal, où Branco a été encapuchonné, ligoté et maltraité tout au long du trajet. Selon toujours le site espagnol, l’opération aurait été dirigée par Adramé Sarr, chef de la Division des Recherches Criminelles de la police de Dakar, précédemment accusé par Branco auprès du procureur de la CPI.
Le site précise que durant sa détention et son transfert, Branco est resté introuvable, son arrestation et son déplacement illégal ayant été cachés aux autorités consulaires espagnoles de Mauritanie et du Sénégal, qui n’avaient aucune information sur sa localisation.
La plainte vise spécifiquement Adramé Sarr pour avoir orchestré l’enlèvement, le transfert transfrontalier et la maltraitance subie par la victime, ainsi que d’autres individus non identifiés impliqués dans ces actes.
La Cour considère qu’elle serait compétente pour mener cette enquête sous le principe de juridiction universelle, dans l’éventualité où ces actes seraient reconnus comme un délit de terrorisme contre un citoyen espagnol. Le juge a également demandé un rapport au Ministère des Affaires Étrangères sur l’action des services consulaires en Mauritanie et au Sénégal par rapport à cette affaire.
Après son arrestation en Mauritanie, les autorités sénégalaises ont emprisonné Branco le 6 août, le connaissant pour avoir défendu le principal opposant sénégalais, Ousmane Sonko. Il a été accusé d’avoir appelé à l’insurrection et de mettre en danger la sécurité publique, suite à une plainte déposée en France contre le président sénégalais Macky Sall pour répression policière lors de manifestations antigouvernementales. Branco a été relâché le lendemain et déporté en France.
Source : efe.com/espana
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