La démocratie entre malentendu et laboratoire de tendances
La démocratie est un malentendu. Un système qui ne dit pas son nom : utopie. Un rêve fondé sur le fantasme du vote éclairé des citoyens. Le système parfait s’il n’est composé que de sages. Donnez-moi soixante millions de citoyens éclairés et je fonde une France qui fera passer la Grèce athénienne pour une succursale de NRJ12.
Mais le vote des citoyens est volage. Filant au gré du vent, se posant là où les sirènes chantent le plus fort. Se fondant sur des arguments aussi stable et réfléchi qu’un coït dans des toilettes de boites de nuit à 3 heures du matin. Si la démocratie permettait vraiment au meilleur de l’emporter, pensez-vous vraiment que Kendji Girac aurait remporté The Voice ? On vous rappelle que Marion Maréchal-Le Pen est élu de la république.
L’électorat est sensible à certains mots, certaines idées qui changent d’année en année. Sécurité, emploi, économie… Chaque année, les cabinets des élus réfléchissent aux grandes tendances de la saison à venir.
Car voilà ce qu’est vraiment la démocratie : le plus grand laboratoire de tendance du pays.
Le pouvoir, le vrai, vous le savez ne se détermine pas par les urnes. Et tant mieux.
« Que notre constitution, messieurs, ait une base populaire, que ses principaux éléments soient calculés sur l’intérêt constant du peuple ; assez tôt, comme toutes les autres, elle tendra à favoriser les riches et les hommes puissants. Le peuple, dans nos sociétés modernes, n’a pas le temps de connaître ses droits : il s’en remet à des riches du soin de les défendre, et il continue à travailler pour le faire. »
Adrien Duport, député de Paris, 22 octobre 1789
Une question politique, six IA, aucune réponse fabriquée. L'édition 001 est retirée · ses réponses n'avaient jamais été captées. L'édition 002 est scellée · question publiée le 28 août, réponses le 11 septembre à 11h11.
Etam s’associe aux Deux Magots, mise en vente lundi, jour d’ouverture de la rentrée littéraire. Chaussettes, casquettes, foulard, sac, sweatshirts molletonnés. Deux phrases de communiqué reprises par la presse professionnelle, et pas un seul nom d’écrivain dedans.
Samedi 29 août, la Mostra supprime pour la première fois depuis des décennies la séance de questions au jury. Motif officiel : un conflit d’agenda. Mercredi 2 septembre, elle ouvre avec Ink, de Danny Boyle, sur l’invention de la presse à sensation en 1969.
Chaque équipe passe de 90 à 53. Trente-sept sorties par vestiaire, trente-deux vestiaires, une heure limite unique. Mecole Hardman Jr., trois bagues de champion, a été libéré samedi par Buffalo. Le plus grand licenciement collectif du calendrier sportif américain.
RTE l’écrit dans sa fiche de chiffres clés et personne ne le reprend : les centres de données déjà raccordés ne consomment en moyenne que 20 % de la puissance qu’ils ont demandée. Pendant ce temps la file d’attente passe de 5 à 18 gigawatts.
9h44, l’Insee publie une inflation à 2,4 % sur un an, tirée par une énergie en hausse de 16,7 %. 14h03, Jean-Pierre Farandou confirme l’indexation du RSA et de l’Aspa, et rouvre le débat sur la désindexation des pensions. Quatre heures et dix-neuf minutes séparent les deux dépêches.