L’animisme sexuel de Luce De Tetis
Née dans le Jura, avec deux frères artistes et une mère « véritable muse » comme elle le dit elle-même, Luce De Tetis est une artiste sans époque. Comme le XXIème siècle le veut, si ce n’est l’impose, Luce fait dans la performance. Floutage des frontières entre l’oeuvre et l’artiste. Quand le corps devient un tableau tel un rite tribal. Mais elle est aussi une artiste classique. Du genre à s’exposer au Louvre. De cette peinture italienne qui met en scène des muses callipyges, virginales et pures, imposées par les commanditaires à la solde de la religion ; mais en même temps, des éléments sexués, dans le second plan, regards détournés, suggestions de postures, pour assurer ne reconnaissance de l’art par le cerveau humain, fondamentalement libidineux.
Voilà, le travail de Luce De Tetis. Une relecture de la sexualité inhérente à toute chose. Une façon d’ôter le sexe pour en découvrir son essence. De n’exposer que sa trace laissée sur les objets, comme une odeur de chair, de foutre et de cyprine parfois plus entêtante que l’acte lui-même. La démarche de l’artiste, d’ailleurs, va plus loin que décortiquer nos pensées inconscientes (ce qui n’est déjà pas mal, convenons-en), elle défait l’histoire de l’art, époque après époque, sujet après sujet.
Bref, encore « une meuf qui se met à poil » mais qui porte la pensée un peu plus loin que le seins de Kim ou l’entre-jambe de Miley.













Etam s’associe aux Deux Magots, mise en vente lundi, jour d’ouverture de la rentrée littéraire. Chaussettes, casquettes, foulard, sac, sweatshirts molletonnés. Deux phrases de communiqué reprises par la presse professionnelle, et pas un seul nom d’écrivain dedans.
Samedi 29 août, la Mostra supprime pour la première fois depuis des décennies la séance de questions au jury. Motif officiel : un conflit d’agenda. Mercredi 2 septembre, elle ouvre avec Ink, de Danny Boyle, sur l’invention de la presse à sensation en 1969.
Chaque équipe passe de 90 à 53. Trente-sept sorties par vestiaire, trente-deux vestiaires, une heure limite unique. Mecole Hardman Jr., trois bagues de champion, a été libéré samedi par Buffalo. Le plus grand licenciement collectif du calendrier sportif américain.
RTE l’écrit dans sa fiche de chiffres clés et personne ne le reprend : les centres de données déjà raccordés ne consomment en moyenne que 20 % de la puissance qu’ils ont demandée. Pendant ce temps la file d’attente passe de 5 à 18 gigawatts.
9h44, l’Insee publie une inflation à 2,4 % sur un an, tirée par une énergie en hausse de 16,7 %. 14h03, Jean-Pierre Farandou confirme l’indexation du RSA et de l’Aspa, et rouvre le débat sur la désindexation des pensions. Quatre heures et dix-neuf minutes séparent les deux dépêches.
Le 27 août, plus de cent entreprises ont signé un appel commun contre les attaques informatiques menées par des IA. Parmi les signataires : ceux qui construisent ces IA, ceux qui ont vu leurs propres agents s’échapper cet été, et ceux qui commercialisent déjà les produits de défense.