L’art de la bande annonce en septembre
Chaque mois, la rédaction d’Apar partage avec vous ses bandes-annonces favorites pour les quatre semaines à venir. Et comme nous sommes aussi un peu médisants, nous vous offrons les films les moins réussis à nos yeux.
Une mise en avant d’un art sous-estimé, facilement cliché et dont les contraintes commerciales spartiates rendent chaque éclaire de créativité digne d’applaudissement.
En septembre, 62 films sortent ou ressortent. Tour d’horizon.
Le Top 5
Délivre nous du mal, le 3 septembre.
Ça commence comme un teaser raté, mais quand le film décide de jouer sur la lenteur, le silence, le non-dit, le spectateur se retrouve déjà flippé ce qui nécessite, normalement, du temps et la mise en place d’une atmosphère narrative.
Gemma Bovery, le 10 septembre.
Bon ok, on est assez fan de Luchini et donc, pas très objectifs, mais l’utilisation du discours face caméra, adressé au spectateur, pour revenir sur le film, avec un joli choix de répliques… ça fonctionne.
Near Death Experience, le 10 septembre
Une pépite.
Les Gens du Monde, le 10 septembre
Très difficile exercice du teaser de documentaire. Parfaitement réussi ici.
Rosemary’s baby, le 24 septembre
Ressorti de quelques copies du films de Polanski. L’occasion de revoir cette bande annonce loin des formats actuels, ultra efficace.
Le flop 5
Obvious Child, le 3 septembre
Que dire ? Déjà vu un million de fois.
Mary Kom, le 3 septembre
Une BA qui tente de mélanger Million Dollar Baby et Rocky 4.
Les recettes du bonheur, le 10 septembre
Tout est dans la BA. Et puis, on a déjà vu Ratatouille.
Un homme très recherché, le 17 septembre
L’utilisation des incrustations écrites et des critiques cinéma… s’il-vous plaît.
Get on up, le 17 septembre
Vendre les biopics comme on vend un péplum, non.
L’ovni
Tout est faux, le 17 septembre
Etam s’associe aux Deux Magots, mise en vente lundi, jour d’ouverture de la rentrée littéraire. Chaussettes, casquettes, foulard, sac, sweatshirts molletonnés. Deux phrases de communiqué reprises par la presse professionnelle, et pas un seul nom d’écrivain dedans.
Samedi 29 août, la Mostra supprime pour la première fois depuis des décennies la séance de questions au jury. Motif officiel : un conflit d’agenda. Mercredi 2 septembre, elle ouvre avec Ink, de Danny Boyle, sur l’invention de la presse à sensation en 1969.
Chaque équipe passe de 90 à 53. Trente-sept sorties par vestiaire, trente-deux vestiaires, une heure limite unique. Mecole Hardman Jr., trois bagues de champion, a été libéré samedi par Buffalo. Le plus grand licenciement collectif du calendrier sportif américain.
RTE l’écrit dans sa fiche de chiffres clés et personne ne le reprend : les centres de données déjà raccordés ne consomment en moyenne que 20 % de la puissance qu’ils ont demandée. Pendant ce temps la file d’attente passe de 5 à 18 gigawatts.
9h44, l’Insee publie une inflation à 2,4 % sur un an, tirée par une énergie en hausse de 16,7 %. 14h03, Jean-Pierre Farandou confirme l’indexation du RSA et de l’Aspa, et rouvre le débat sur la désindexation des pensions. Quatre heures et dix-neuf minutes séparent les deux dépêches.
Le 27 août, plus de cent entreprises ont signé un appel commun contre les attaques informatiques menées par des IA. Parmi les signataires : ceux qui construisent ces IA, ceux qui ont vu leurs propres agents s’échapper cet été, et ceux qui commercialisent déjà les produits de défense.