Le dernier projet de l’artiste Pierre Huyghe doit être une fierté pour la France
Le dernier projet de Pierre Huyghe pourrait être la scène d’un film de science-fiction. Une patinoire désaffectée, qui est en fait une œuvre de l’artiste français Pierre Huyghe, à la périphérie de la petite ville allemande Münster reproduit actuellement des cellules cancéreuses. Avec les cellules cancéreuses, Huyghe a placé des abeilles, des paons et des algues à l’intérieur de la structure en forme de hangar, en la transformant en un organisme vivant et en l’animant via une application de réalité augmentée.
Les capteurs non visibles surveillent le mouvement des paons et des abeilles, ainsi que les niveaux de CO2 et de bactéries dans la patinoire. Un algorithme utilise ces données pour calculer la vitalité moyenne de l’espace et les câbles enfouis sous le sol puis transmet l’information à un incubateur contenant les cellules cancéreuses.
Lorsque l’espace a une vitalité plus élevée, il en va de même pour la boîte avec des cellules cancéreuses. Lorsqu’il a une vitalité plus faible, l’algorithme ralentit le taux de reproduction des cellules. Pierre Huyghe explique que les résultats sont tous profondément entrelacés mais imprévisibles et sont surtout en constante évolution de ce système et c’est justement ce qui l’intéressent le plus sur ce travail.
L’application de réalité augmentée, qui peut être téléchargée par les visiteurs, montre sur vos téléphones des pyramides flottantes qui émergent et remplissent l’espace. Une nouvelle pyramide est créée chaque fois qu’une cellule cancéreuse se divise, mais lorsque deux pyramides sont assez proches ensemble, elles peuvent aussi « s’accoupler » et se régénérer. Lorsque le plafond s’ouvre, cependant, chaque pyramide disparaît ou « meurt », sauf pour ceux qui ont une force spéciale, qui leur sont accordés par un algorithme évolutif intégré à l’application.
Il a conçu le système de telle sorte que la technologie impliquée dépend de facteurs naturels, renversant la notion traditionnelle selon laquelle les technologies peuvent en quelque sorte mettre la nature sous contrôle.
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Samedi 29 août, la Mostra supprime pour la première fois depuis des décennies la séance de questions au jury. Motif officiel : un conflit d’agenda. Mercredi 2 septembre, elle ouvre avec Ink, de Danny Boyle, sur l’invention de la presse à sensation en 1969.
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