Les films de mode changent d’allure
La mode ce n’est pas seulement le champagne, l’accent de Karl Lagerfeld, les robes hors de prix à usage unique, l’absence glaçante de sourire d’Anna Wintour, les mannequins sous alimentés et les dérapages de John Galliano. Enfin, paraît-il. C’est en tout cas ce qu’est bien déterminé à prouvé Shoot Me Fashion, un projet de court métrage tendant à renouveler l’image de l’univers de la mode. Et on commence avec un triptyque.
« The Birth »
La naissance de 4 mannequins sortant de boîtes tout en poésie, telles des Jack in the box sous Prozac. D’abord, ce film d’Ozer est beau, magnifiquement soutenu par le piano de Jean-Sébastien Bach. Mais surtout, il appelle à une lecture au second degré. Ces jeunes femmes qui s’extirpent d’une boîte comme un veau de sa mère, c’est la naissance de l’être humain manufacturé, de la plastique féminine devenue objet. Nées de rien, pour rien et laissées épuisées, presque pour morte. Drôle de goût dans la bouche que laisse ce film.
« The Cure »
Beaucoup moins subversif cette fois et même carrément corporate, la mode dans ce court est présentée comme une cure au mal être. On y voit une jeune femme sublime nue, souffrir sur un lit d’hôpital sommaire et seules les injections du bon docteur semblent la rétablir. Des injections magiques, puisqu’à chaque prise, la nymphe se retrouve habillée d’une nouvelle couche de vêtement. A quand la mode remboursée par la Sécu ?
« Wanted »
Ce dernier film tourne en ridicule la dictature de la beauté unique, de la taille mannequin. Quand une troupe de musiciens de cirque découvre que sa musique fait apparaître des femmes (si, si, on a essayé ça marche), il ne s’arrête que quand il trouve bustière à leur goût. L’élue de leur cœur n’est peut-être pas la votre, mais comme le soulignait le To Kalon de Voltaire, chaque beauté trouvera son cœur. La mode serait donc faite pour tout le monde. Ouf, on peut jeter abdo-élec.
Etam s’associe aux Deux Magots, mise en vente lundi, jour d’ouverture de la rentrée littéraire. Chaussettes, casquettes, foulard, sac, sweatshirts molletonnés. Deux phrases de communiqué reprises par la presse professionnelle, et pas un seul nom d’écrivain dedans.
Samedi 29 août, la Mostra supprime pour la première fois depuis des décennies la séance de questions au jury. Motif officiel : un conflit d’agenda. Mercredi 2 septembre, elle ouvre avec Ink, de Danny Boyle, sur l’invention de la presse à sensation en 1969.
Chaque équipe passe de 90 à 53. Trente-sept sorties par vestiaire, trente-deux vestiaires, une heure limite unique. Mecole Hardman Jr., trois bagues de champion, a été libéré samedi par Buffalo. Le plus grand licenciement collectif du calendrier sportif américain.
RTE l’écrit dans sa fiche de chiffres clés et personne ne le reprend : les centres de données déjà raccordés ne consomment en moyenne que 20 % de la puissance qu’ils ont demandée. Pendant ce temps la file d’attente passe de 5 à 18 gigawatts.
9h44, l’Insee publie une inflation à 2,4 % sur un an, tirée par une énergie en hausse de 16,7 %. 14h03, Jean-Pierre Farandou confirme l’indexation du RSA et de l’Aspa, et rouvre le débat sur la désindexation des pensions. Quatre heures et dix-neuf minutes séparent les deux dépêches.
Le 27 août, plus de cent entreprises ont signé un appel commun contre les attaques informatiques menées par des IA. Parmi les signataires : ceux qui construisent ces IA, ceux qui ont vu leurs propres agents s’échapper cet été, et ceux qui commercialisent déjà les produits de défense.