Makda Iyasu interroge le corps

Makda Iyasu nous vient du pays où les oiseaux se cachent pour mourir, la Floride. Elle, profite de la chaleur de Miami pour développer un rapport au corps que l’on retrouve dans les civilisations où le soleil n’accepte le vêtement que comme un atour, la mise en valeur d’une peau qui se suffirait à elle-même.
C’est donc naturellement que Makda Iyasu tourne très jeune son objectif vers la mode. Peut-être est-ce du à ses origines d’Extrême Orient ou tout simplement à un second degré qui lui est propre, toujours est-il que la réalisatrice a le don de proposer des images à la fois magnifiques et magnifiées et à la fois ironiques. Comme si la beauté, bien que réelle, ne devrait être traitée que comme une chimère. Une position courageuse dans un monde où l’esthétique représente le grand tout. Comme dans ce film, bestiaire porn chic, inédit pour adulte tiré des pollution nocturne de monsieur de La Fontaine.
Le projet de Makda Iyasu, Bathroom Stories, est un superbe exemple du trouble des valeurs esthétiques. En se plongeant dans ce lieu intime par excellence (numéro deux derrière les toilettes) mais ouvert au grand public par ces grands voyeurs que sont les photographes et réalisateurs. Que devient le corps dans ce paradoxe du naturel fabriqué, de l’intime dévoilé, du lâcher-prise maîtrisé ?
Un questionnement du corps qui est à la fois ridicule et objet de culte. Le corps, cette pure mécanique devenue art, Makda Iyasu n’a pas fini de le maltraiter et de le renvoyer à ce que Lacan aurait pu appeler un signifiant devenu signifié.
Etam s’associe aux Deux Magots, mise en vente lundi, jour d’ouverture de la rentrée littéraire. Chaussettes, casquettes, foulard, sac, sweatshirts molletonnés. Deux phrases de communiqué reprises par la presse professionnelle, et pas un seul nom d’écrivain dedans.
Samedi 29 août, la Mostra supprime pour la première fois depuis des décennies la séance de questions au jury. Motif officiel : un conflit d’agenda. Mercredi 2 septembre, elle ouvre avec Ink, de Danny Boyle, sur l’invention de la presse à sensation en 1969.
Chaque équipe passe de 90 à 53. Trente-sept sorties par vestiaire, trente-deux vestiaires, une heure limite unique. Mecole Hardman Jr., trois bagues de champion, a été libéré samedi par Buffalo. Le plus grand licenciement collectif du calendrier sportif américain.
RTE l’écrit dans sa fiche de chiffres clés et personne ne le reprend : les centres de données déjà raccordés ne consomment en moyenne que 20 % de la puissance qu’ils ont demandée. Pendant ce temps la file d’attente passe de 5 à 18 gigawatts.
9h44, l’Insee publie une inflation à 2,4 % sur un an, tirée par une énergie en hausse de 16,7 %. 14h03, Jean-Pierre Farandou confirme l’indexation du RSA et de l’Aspa, et rouvre le débat sur la désindexation des pensions. Quatre heures et dix-neuf minutes séparent les deux dépêches.
Le 27 août, plus de cent entreprises ont signé un appel commun contre les attaques informatiques menées par des IA. Parmi les signataires : ceux qui construisent ces IA, ceux qui ont vu leurs propres agents s’échapper cet été, et ceux qui commercialisent déjà les produits de défense.