Mon âge – Fabienne Jacob
Pourquoi elle ?
Parce qu’elle n’en est pas à son coup d’essai et qu’elle est l’une des première femme à oser parler du temps chez les femmes, du temps relatif, celui qui définit un individu, et qui plus est une femme, plus sûrement que son passé.
Parce qu’à la manière du Journal d’un corps de Pennac, ce livre permet une nouvelle lecture de sa propre biographie. Un regard sur le temps à travers les souvenirs insignifiants. Quelles sont nos peurs, nos désirs et nos confiances à 14, 30 ou 60 ans ?
Ce livre est pour tout ceux qui, en se regardant dans le miroir, finissent invariablement par voir un étranger.
Où le lire ?
Devant la plus efficace des machines à voyager dans le temps : votre miroir.
Le passage à retenir par cœur ?
« Je le sais, jusqu’à un certain âge les femmes ont un ascendant sur celles qui sont plus jeunes qu’elles, après cette limite c’est l’inverse, les plus jeunes regardent les plus vieilles avec condescendance et ne le reconnaissent plus ni ascendant ni potentiel de séduction. Il y a un argus tacite de l’âge pour les femmes dont les hommes organisent le cours, mais les femmes aussi, dans une proportion au moins égale. Les femmes adhèrent aux critères mis en oeuvre dans l’argus, elles marchent dans la combine, ne trouvent rien à redire. Les deux partis y trouvent leur compte sans doute. Un ami un jour m’a dit que la coure du mépris pour les femmes selon l’âge suit exactement celle du taux de fécondité. »
À qui l’offrir ?
Si vous le croisez, à Dorian Gray, sinon à toutes les quadra qui commencent à flipper devant leur miroir.

Mon âge, Fabienne Jacob, éd. Gallimard, 165 p., 16,90 euros.
Etam s’associe aux Deux Magots, mise en vente lundi, jour d’ouverture de la rentrée littéraire. Chaussettes, casquettes, foulard, sac, sweatshirts molletonnés. Deux phrases de communiqué reprises par la presse professionnelle, et pas un seul nom d’écrivain dedans.
Samedi 29 août, la Mostra supprime pour la première fois depuis des décennies la séance de questions au jury. Motif officiel : un conflit d’agenda. Mercredi 2 septembre, elle ouvre avec Ink, de Danny Boyle, sur l’invention de la presse à sensation en 1969.
Chaque équipe passe de 90 à 53. Trente-sept sorties par vestiaire, trente-deux vestiaires, une heure limite unique. Mecole Hardman Jr., trois bagues de champion, a été libéré samedi par Buffalo. Le plus grand licenciement collectif du calendrier sportif américain.
RTE l’écrit dans sa fiche de chiffres clés et personne ne le reprend : les centres de données déjà raccordés ne consomment en moyenne que 20 % de la puissance qu’ils ont demandée. Pendant ce temps la file d’attente passe de 5 à 18 gigawatts.
9h44, l’Insee publie une inflation à 2,4 % sur un an, tirée par une énergie en hausse de 16,7 %. 14h03, Jean-Pierre Farandou confirme l’indexation du RSA et de l’Aspa, et rouvre le débat sur la désindexation des pensions. Quatre heures et dix-neuf minutes séparent les deux dépêches.
Le 27 août, plus de cent entreprises ont signé un appel commun contre les attaques informatiques menées par des IA. Parmi les signataires : ceux qui construisent ces IA, ceux qui ont vu leurs propres agents s’échapper cet été, et ceux qui commercialisent déjà les produits de défense.