Paris se meurt (ou pas)
Le « Paris Bashing » est en vogue en ce moment. Partout, même dans la capitale française. Pour les uns c’est légitime, puisque la nuit parisienne est morte, les boutiques de fringues ont remplacé toutes les librairies et le prix du mètre carré vaut plus cher que la vente d’un de vos organes sur le marché noir, et pour les autres c’est une illusion d’optique puisque dans les bas fond se prépare une révolution de la jeunesse pour l’instant silencieuse et invisible… Bref, les artistes français sont obligés de se coller au sujet. Et le dernier tour de force a été commandité par la Red Bull Music Academy, parce qu’effectivement, sans les marques aujourd’hui, énormément de réalisateurs n’arriveraient pas à trouver le financement pour tourner leurs films. L’idée ici ? Sortir une série de courts-métrages [Paris Now!] montrant Paris autrement sous l’œil de 5 réalisateurs dont le brillant et créatif Quentin Dupieux/Mr. Oizo, ainsi que Dexter Navy, Romain Cieutat, Anne Horel et Julien + Adrien.
Des contenus de marques malins, bien produits qui n’arriveront malheureusement pas même au million de vues, parce qu’il manque un supplément d’âme. Un territoire sans directeurs de créations, sans annonceurs, sans producteurs soucieux de conserver 15% de marge sur le budget initial, tout en expliquant aux intervenants que « c’est un très petit budget, que c’est pour la bonne cause, qu’il faut faire un effort, et que je te rappellerais pour te mettre sur une pub bien payée, ne t’inquiète pas, la prochaine fois, si prochaine fois il y a. »
Ils aurait tous voulu être les nouveaux punks, les nouveaux rois de l’underground parisien, mais non, au fond, tout le monde sait que c’est une marque de soda énergisant qui paye la note, alors il fallait garder leur rythme, celui de l’image de marque, de la notoriété. Et ça se voit malgré tout.
Notre coup de cœur va tout de même pour le film de Quentin Dupieux, le seul qui sort vraiment son épine du jeu, en arrivant encore à être cool, parce que c’est le seul qui a su conserver le rythme. Et être cool c’est avoir simplement le sens du tempo. Vous allez ci-dessous comprendre pourquoi…
Une question politique, six IA, aucune réponse fabriquée. L'édition 001 est retirée · ses réponses n'avaient jamais été captées. L'édition 002 est scellée · question publiée le 28 août, réponses le 11 septembre à 11h11.
Etam s’associe aux Deux Magots, mise en vente lundi, jour d’ouverture de la rentrée littéraire. Chaussettes, casquettes, foulard, sac, sweatshirts molletonnés. Deux phrases de communiqué reprises par la presse professionnelle, et pas un seul nom d’écrivain dedans.
Samedi 29 août, la Mostra supprime pour la première fois depuis des décennies la séance de questions au jury. Motif officiel : un conflit d’agenda. Mercredi 2 septembre, elle ouvre avec Ink, de Danny Boyle, sur l’invention de la presse à sensation en 1969.
Chaque équipe passe de 90 à 53. Trente-sept sorties par vestiaire, trente-deux vestiaires, une heure limite unique. Mecole Hardman Jr., trois bagues de champion, a été libéré samedi par Buffalo. Le plus grand licenciement collectif du calendrier sportif américain.
RTE l’écrit dans sa fiche de chiffres clés et personne ne le reprend : les centres de données déjà raccordés ne consomment en moyenne que 20 % de la puissance qu’ils ont demandée. Pendant ce temps la file d’attente passe de 5 à 18 gigawatts.
9h44, l’Insee publie une inflation à 2,4 % sur un an, tirée par une énergie en hausse de 16,7 %. 14h03, Jean-Pierre Farandou confirme l’indexation du RSA et de l’Aspa, et rouvre le débat sur la désindexation des pensions. Quatre heures et dix-neuf minutes séparent les deux dépêches.