Rola Nashef, la fille de Détroit
Quand cette native du Liban a commencé à réfléchir à son film, Detroit Unleaded, il n’y avait aucun studio dans cette ville du Michigan et l’effet Eminem n’était pas encore passé par là. « Maintenant, quand je vais au resto, j’entends les gens parler de leurs scripts ». C’était donc avant le grand boom cinématographique, d’ailleurs Rola Nashef ne parle pas de l’industrie automobile, de la pauvreté ou du rap. Non. Rola parle de sa communauté. « Vivre dans une famille d’immigrants arabes, ne sortir qu’avec des arabo-américains, le délit de faciès. Toutes ces expériences ont construit mon film. Ce n’est pas forcément à propos de rébellion. C’est juste trouver des brèches dans le système pour être plus libre. Cette camaraderie qu’on a créée dans la communauté, une culture hybride, un langage nouveau incluant la culture hip-hop. Tout ça, c’est des choses que je voulais montrer ».
Detroit Unleaded suit Sami, un Libano-américain qui tient une station service avec son cousin, Mike, escroc charismatique. Quand la sublime Najlah vient à la station passer du temps avec Sami, il doit la conduire derrière la vitre pare-balle qui les sépare. « Tous les arabes travaillent dans des stations services à Détroit. C’est comme un rit de passage. Je voulais raconter cette histoire comme une métaphore ».
Une sorte de Roméo et Juliette moderne. Un thème bien connu, mais cinématographiquement toujours aussi efficace et socialement plus d’actualité que jamais.

Etam s’associe aux Deux Magots, mise en vente lundi, jour d’ouverture de la rentrée littéraire. Chaussettes, casquettes, foulard, sac, sweatshirts molletonnés. Deux phrases de communiqué reprises par la presse professionnelle, et pas un seul nom d’écrivain dedans.
Samedi 29 août, la Mostra supprime pour la première fois depuis des décennies la séance de questions au jury. Motif officiel : un conflit d’agenda. Mercredi 2 septembre, elle ouvre avec Ink, de Danny Boyle, sur l’invention de la presse à sensation en 1969.
Chaque équipe passe de 90 à 53. Trente-sept sorties par vestiaire, trente-deux vestiaires, une heure limite unique. Mecole Hardman Jr., trois bagues de champion, a été libéré samedi par Buffalo. Le plus grand licenciement collectif du calendrier sportif américain.
RTE l’écrit dans sa fiche de chiffres clés et personne ne le reprend : les centres de données déjà raccordés ne consomment en moyenne que 20 % de la puissance qu’ils ont demandée. Pendant ce temps la file d’attente passe de 5 à 18 gigawatts.
9h44, l’Insee publie une inflation à 2,4 % sur un an, tirée par une énergie en hausse de 16,7 %. 14h03, Jean-Pierre Farandou confirme l’indexation du RSA et de l’Aspa, et rouvre le débat sur la désindexation des pensions. Quatre heures et dix-neuf minutes séparent les deux dépêches.
Le 27 août, plus de cent entreprises ont signé un appel commun contre les attaques informatiques menées par des IA. Parmi les signataires : ceux qui construisent ces IA, ceux qui ont vu leurs propres agents s’échapper cet été, et ceux qui commercialisent déjà les produits de défense.