Strip Tease, Big Brother non voyeur
En 2010, après 25 ans d’existence, l’émission franco-belge s’arrêtait laissant orphelin les amoureux du no comment.
La première émission à avoir mis l’inconnu au centre du sujet, à avoir fait du témoignage l’intérêt du reportage, à avoir parler du quidam, non pas dans son héroïsme, mais dans sa pathétique normalité. Cette émission donc est revenue sur nos ondes. Un come back réussi. Fracassant même. Tout (re)commence au début de l’été avec l’épisode Recherche Bergère Désespérement. L’effet est immédiat : frisson, dégoût, consternation, fascination et buzz instantané sur la toile.
Ensuite s’enchaînent le violent Dans les yeux de ma mère, qui a du voir les Services Sociaux crouler sous les lettres, ou encore le très drôle et pathétique Comique !.
L’émission évidemment continue de faire polémique. Fake ou pas. Le montage n’est-il pas une forme perverse de subjectivité ? Est-ce que les agriculteurs de l’Amour est dans le pré ne devraient pas faire leur course en Europe de l’Est ?
A notre époque où la normalité est montrée en exemple, Strip Tease nos rappelle que le normal n’existe pas et que ce quotidien que l’on nomme réalité, est une suite de tragédies, de drames et d’aventures aussi magnifiques que sans intérêt.
Ce qu’Anton Tchekhov exprimait par ce « l’état normal de l’homme est d’être original« .

Etam s’associe aux Deux Magots, mise en vente lundi, jour d’ouverture de la rentrée littéraire. Chaussettes, casquettes, foulard, sac, sweatshirts molletonnés. Deux phrases de communiqué reprises par la presse professionnelle, et pas un seul nom d’écrivain dedans.
Samedi 29 août, la Mostra supprime pour la première fois depuis des décennies la séance de questions au jury. Motif officiel : un conflit d’agenda. Mercredi 2 septembre, elle ouvre avec Ink, de Danny Boyle, sur l’invention de la presse à sensation en 1969.
Chaque équipe passe de 90 à 53. Trente-sept sorties par vestiaire, trente-deux vestiaires, une heure limite unique. Mecole Hardman Jr., trois bagues de champion, a été libéré samedi par Buffalo. Le plus grand licenciement collectif du calendrier sportif américain.
RTE l’écrit dans sa fiche de chiffres clés et personne ne le reprend : les centres de données déjà raccordés ne consomment en moyenne que 20 % de la puissance qu’ils ont demandée. Pendant ce temps la file d’attente passe de 5 à 18 gigawatts.
9h44, l’Insee publie une inflation à 2,4 % sur un an, tirée par une énergie en hausse de 16,7 %. 14h03, Jean-Pierre Farandou confirme l’indexation du RSA et de l’Aspa, et rouvre le débat sur la désindexation des pensions. Quatre heures et dix-neuf minutes séparent les deux dépêches.
Le 27 août, plus de cent entreprises ont signé un appel commun contre les attaques informatiques menées par des IA. Parmi les signataires : ceux qui construisent ces IA, ceux qui ont vu leurs propres agents s’échapper cet été, et ceux qui commercialisent déjà les produits de défense.