La télévision française entre en crise, et ne sait plus à quel écran se vouer
Chute des audiences, publicité en recul de 8,1 pourcent au premier trimestre, plans d’économies à France Télévisions, effondrement de CNews. La sinistrose s’installe dans le petit écran.
Le mot revient dans toutes les rédactions du secteur, et il n’a rien d’un effet de style : sinistrose. La télévision française traverse une saison noire. Au premier trimestre 2026, elle est le média le plus pénalisé du marché publicitaire, avec un recul de 8,1 pourcent, à 722 millions d’euros. La durée publicitaire en télévision linéaire s’effondre de 14,5 pourcent. Les chaînes thématiques trinquent en premier. Le public, lui, va voir ailleurs.
Le symbole du moment, c’est CNews : la chaîne d’opinion a vu sa part d’audience passer de 4 pourcent en octobre à 2,7 pourcent en avril 2026. Du côté du service public, France Télévisions prépare des mesures d’économies, dont un nouveau plan de départs et une baisse de 20 à 60 millions d’euros pour le financement de la création en 2026, sur fond de menaces sur sa dotation publique. Le modèle entier grince.
Ce que la crise révèle
Il faut lire ces chiffres pour ce qu’ils sont : non pas la mort de la télévision, mais la fin de sa centralité. Pendant un demi-siècle, le petit écran était le point de rendez-vous par défaut d’un pays entier. Ce temps est révolu. La publicité suit désormais les audiences, et les audiences suivent les plateformes, les formats courts, les podcasts, le direct sur les réseaux. Le digital progresse quand le linéaire recule. Ce n’est pas un accident conjoncturel, c’est un basculement structurel.
Et c’est là que le sujet nous concerne directement. Quand la télévision perd son monopole d’attention, ce qui la remplace n’est pas neutre. Nous documentons ce déplacement de l’audience vers d’autres formats, avec ses vertus et ses angles morts, dans nos enquêtes sur les podcasts sans contradiction et sur la défiance envers les médias établis. La crise de la télévision n’est pas la fin de l’influence. C’est son déménagement.
La télévision ne disparaîtra pas demain. Mais elle apprend, dans la douleur des plans d’économies, qu’elle doit désormais mériter une attention qui lui était acquise. C’est peut-être la meilleure nouvelle de cette saison sinistre : rien n’est plus jamais garanti, pas même pour ceux qui tenaient le salon.
La crise de la télévision n’est pas la fin de l’influence. C’est son déménagement. · z/S SYSTEMS
PARADISE #055. 1937 Paris rencontre Cristobal 42 ans Wladzio 36 ans aristocrate polonais. Maison Balenciaga Avenue George V 1937. 11 ans union secrète. 18 mai 1948 Wladzio crise cardiaque massive 47 ans. Cristobal ferme maison Avenue George V 7 jours sans explication. Diana Vreeland Vogue
Google sort Gemini 4 Argon d’abord pour des défenseurs informatiques triés via son programme Fairwind, sans garde-fous cyber selon 9to5Google. Le public suivra bientôt. Tarif d’introduction 2 et 10 dollars le million de jetons, puis 4 et 20.
Le 1er octobre, l’APL prend 1,15 % le matin du jour où le budget 2027 qui la gèle est présenté. Le gaz prend 6,3 %, le plafond des franchises 40 euros de plus. En face, des agents IA à 500 dollars par mois et des contrats à 357 millions. La relecture de la semaine règle le thermostat.
Article 54 du budget 2027 : 178 euros pour s’inscrire en BTS, 270 en prépa, pour les non boursiers. Présenté jeudi matin, retiré jeudi soir par Édouard Geffray au journal de France 2, après plusieurs jours de lycées bloqués. Gain espéré : 33 millions sur 54 milliards.
Trois films d’une minute qui mettent en image ce que 99% YOUTH et Zoé Sagan écrivaient en 2015, 2019 et 2020, mot pour mot.
Heart of the Beast, le film de survie de David Ayer avec Brad Pitt et un berger allemand, démarre en tête en France avec 502 865 entrées, mieux que Bullet Train. Aux États-Unis, il finit deuxième derrière une ressortie d’Avengers.