Tendance « No Sex »
L’abstinence sexuelle appelée plus communément No sex est en passe de se généraliser. Dans un monde où tout à l’air incroyablement sexe, le phénomène « nouvelle chasteté » déboule avec autant de vigueur qu’un porno non désiré. L’hyper sexualisation ne serait donc qu’un leurre ? Un artifice illusoire pour tromper le tabou ? La question mérite d’être posée.
Tout ne serait donc plus sexuel. N’en déplaise au Docteur Freud. L’abstinence devient un choix de plus en plus suivi. Le plaisir de la chair devient triste. Le regroupement communautaire des asexuels pourrait bien devenir la nouvelle norme de demain.

Nous n’en sommes qu’aux prémices pour ne pas dire aux préliminaires, les dossiers et articles de presse se multiplient, les livres revendicatifs comme le très remarqué « Contre l’érotisme » de Laurent De Sutter interroge. L’auteur explique en substance que notre société ne parle plus que de sexe pour cacher peut être la condamnation invisible de la révolution sexuelle. Le problème aujourd’hui n’étant pas que nous jouissons trop mais que nous jouissons mal.
« L’Envie », le dernier roman au titre trompeur de Sophie Fontanel apporte aussi des précisions sur ce tabou aberrant qu’est la solitude sexuelle. Plutôt

que de la paraphraser autant la citer : « Sachant, qu’aujourd’hui, avec une femme, c’est ok pour faire l’amour le premier soir, c’est ok pour qu’éventuellement vous ne la rappeliez jamais, c’est ok pour regarder en même temps une vidéo porno, on ne sait plus quoi inventer. C’est même étonnant que les hommes n’aient pas essayé de mettre leur pénis dans une oreille ! Alors, ça ne m’étonne pas que les gens s’arrêtent, que tout d’un coup, ils appuient sur le frein. Si mon livre fait écho, c’est parce qu’ils sont de plus en plus nombreux à se dire « bon sang, comme j’aimerais reprendre tout ça à zéro ! ». »
Pourtant dans le même temps, et paradoxalement, le porno fait toujours autant de chiffres sur internet (PornHub, YouPorn, Xvideos et Redtube dépassent tous les 5 millions de visiteurs… par jour).
Bienvenue dans un XXIème siècle obsédé par le cul mais qui ne veut plus se salir. Woody Allen avait, en bon visionnaire névrosé, déjà éludé une question fondamentale : « Est-ce que le sexe est sale ? Seulement quand il est bien fait ».
L’on sait aujourd’hui que ni l’abstinence ni l’excès ne rendent un homme heureux. L’abstinence devrait être alors pratiquée avec une certaine modération.
Il reste en revanche une question en suspend qui nous intéresse particulièrement, comment la communication va-t-elle pouvoir récupérer le phénomène ? On a déjà quelques idées. En attendant qu’elles se confirment, on garde les yeux ouverts et la braguette fermée.
Une question politique, six IA, aucune réponse fabriquée. L'édition 001 est retirée · ses réponses n'avaient jamais été captées. L'édition 002 est scellée · question publiée le 28 août, réponses le 11 septembre à 11h11.
Etam s’associe aux Deux Magots, mise en vente lundi, jour d’ouverture de la rentrée littéraire. Chaussettes, casquettes, foulard, sac, sweatshirts molletonnés. Deux phrases de communiqué reprises par la presse professionnelle, et pas un seul nom d’écrivain dedans.
Samedi 29 août, la Mostra supprime pour la première fois depuis des décennies la séance de questions au jury. Motif officiel : un conflit d’agenda. Mercredi 2 septembre, elle ouvre avec Ink, de Danny Boyle, sur l’invention de la presse à sensation en 1969.
Chaque équipe passe de 90 à 53. Trente-sept sorties par vestiaire, trente-deux vestiaires, une heure limite unique. Mecole Hardman Jr., trois bagues de champion, a été libéré samedi par Buffalo. Le plus grand licenciement collectif du calendrier sportif américain.
RTE l’écrit dans sa fiche de chiffres clés et personne ne le reprend : les centres de données déjà raccordés ne consomment en moyenne que 20 % de la puissance qu’ils ont demandée. Pendant ce temps la file d’attente passe de 5 à 18 gigawatts.
9h44, l’Insee publie une inflation à 2,4 % sur un an, tirée par une énergie en hausse de 16,7 %. 14h03, Jean-Pierre Farandou confirme l’indexation du RSA et de l’Aspa, et rouvre le débat sur la désindexation des pensions. Quatre heures et dix-neuf minutes séparent les deux dépêches.