4 029 017 euros retirés au sport le vendredi, 1 200 rendez-vous gratuits le lundi. Et le décret ne dit pas où l’argent a été pris
Le décret du 10 septembre annule 500 millions d’euros de crédits d’État. Le programme 219 « Sport » y laisse 4 453 053 euros d’autorisations d’engagement. Trois jours plus tard, la France fête le sport gratuitement, et la vasque des Tuileries s’élève pour la dernière fois de l’année.
4 029 017 euros retirés au sport le vendredi, 1 200 rendez-vous gratuits le lundi. Et le décret ne dit pas où l’argent a été pris
Le chiffre est sec, il est exact à l’euro près, et il vient du Journal officiel.
Décret n° 2026-857 du 10 septembre 2026, publié le 11. Il annule 500 millions d’euros de crédits du budget général de l’État pour 2026. La mission « Sport, jeunesse et vie associative » y contribue à hauteur de 10,63 millions d’euros en autorisations d’engagement et 12,65 millions en crédits de paiement. À l’intérieur de ce total, le programme 219 « Sport » supporte 4 453 053 euros d’autorisations d’engagement et 4 029 017 euros de crédits de paiement. Le programme 163 « Jeunesse et vie associative » perd 6,18 et 8,62 millions.
Trois jours plus tard, ce lundi 14 septembre, la France fête le sport. Deuxième édition, environ 1 200 rendez-vous gratuits sur tout le territoire. Village sport santé sur le Vieux-Port de Marseille de 11h à 19h, avec plus de 30 athlètes et para athlètes, dont Camille Lacourt, Zakia Khudadadi, Marine Lorphelin et Matthieu Lartot. Échauffement collectif à 16h. À Paris, 200 élèves courent le Défi de la Vasque au jardin des Tuileries, et la vasque de Paris 2024 s’élève pour la dernière fois de 2026. La journée s’ouvre à 8h30 par un échauffement en direct sur le compte Instagram de France Olympique, animé par Gaël Monfils. Objectif affiché : bouger 30 minutes par jour.
Et le même lundi, une enquête sur la pratique sportive des Français indique que 49 % d’entre eux pratiquent chaque semaine, et que le coût reste un frein d’accès aux activités.
Trois textes, une seule politique, un seul matin. Le décret qui retire, la fête qui offre, l’enquête qui explique pourquoi il faut offrir. Ils ont été publiés par le même site spécialisé à quinze minutes d’intervalle. Aucun ne cite les deux autres. Nous n’avons trouvé ce rapprochement nulle part ce matin.
Mettons les proportions à leur place, parce que c’est ce qui rend l’affaire intéressante et non scandaleuse. La loi de finances pour 2026 avait ouvert 561,76 millions d’euros d’autorisations d’engagement et 548,25 millions de crédits de paiement sur le programme 219. L’annulation représente donc environ 0,8 % des autorisations et 0,7 % des crédits. Ce n’est pas un coup de rabot spectaculaire. C’est une ponction fine.
Le vrai problème est ailleurs, et il est écrit noir sur blanc : le décret ne ventile pas. Il fixe un montant global retiré au programme et ne dit pas quelles actions le supporteront. Sport pour tous, haut niveau, prévention et protection des sportifs, métiers du sport, moyens associés : tout est possible, rien n’est écrit. Un citoyen qui lit le Journal officiel apprend qu’on a retiré 4 029 017 euros au sport. Il n’apprend pas à qui.
C’est exactement le point que nous suivons depuis la rentrée sur d’autres lignes budgétaires. Quand Bercy a révisé sa croissance de 1 % à 0,5 % le 11 septembre, le Trésor a au moins publié le détail des postes. Ici, non. Quand les pompiers se sont mis en grève le 8 septembre, ils avaient un texte précis à contester. Ici, il n’y a rien à contester, puisqu’il n’y a rien d’attribué.
Le coût comme frein d’accès, ce n’est pas une abstraction non plus. L’indicateur du coût de la rentrée étudiante et le baromètre de la précarité disent la même chose dans deux langues différentes : ce qui saute en premier dans un budget contraint, c’est la licence, l’abonnement, le déplacement. Une journée gratuite est une bonne journée. Elle ne remplace pas une cotisation annuelle.
Rien de tout cela n’empêche 200 gamins de courir aux Tuileries ce matin, et c’est tant mieux. La vasque montera, la photo sera belle, elle sera la dernière de l’année. Il faut simplement se souvenir que l’héritage de 2024, cette année, ce sont deux documents : un programme de fête et un décret d’annulation. Le premier a une affiche. Le second a un numéro.
Le 2026-857. Retenez le, c’est le seul des deux qui produira encore des effets en novembre.
Le calcul est fait devant vous sur un exemple. Puis on dit d’où il vient : non de Pythagore, mais de deux Américaines, entre 1908 et 1965. Puis on le mesure : c’est une racine numérique, donc un reste modulo 9 — il ne range les dates qu’en neuf classes.
Sur 118 756 réponses à la consultation britannique de 2023 sur le tabac et le vapotage, 90 835 venaient de bots. Une étude de Tobacco Control, relayée le 27 octobre 2026, montre que ces réponses automatisées s’opposaient presque toutes à l’interdiction des vapoteuses jetables.
Le gouvernement néerlandais prévoit de supprimer environ 25 000 postes de fonctionnaires pour économiser 3,5 milliards d’euros par an à partir de 2035. L’État comptait un record de 160 000 agents fin 2025, 41 % de plus qu’en 2018.
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Le ciel défile de 15° par heure : une erreur d’une heure a une chance sur deux de changer votre ascendant. Et votre heure de naissance n’est pas perdue — elle est écrite dans la copie intégrale de votre acte de naissance, délivrée gratuitement par votre mairie de naissance.
Le n° 49 a reçu trois lignes ce matin.