Tests antidrogue à l’Assemblée, et soudain tout le monde parle de liberté
Le député François Jolivet réclame des dépistages inopinés pour tous les députés et le personnel de l’Assemblée. Après les ministères de Lecornu. Tout le monde dit oui en façade. En coulisses, personne ne tend le bras.
La proposition tient en une ligne. Des tests salivaires, inopinés, pour tout le monde. Élus comme collaborateurs. Le député Horizons François Jolivet l’a adressée à Yaël Braun-Pivet, rapporte Le Figaro. Dans la foulée d’une décision de Sébastien Lecornu, qui a généralisé les dépistages dans les ministères, pour les membres du gouvernement et leurs cabinets.
Sur le papier, qui pourrait être contre ? Un élu sobre n’a rien à craindre d’un coton sous la langue.
Voilà le piège. Refuser, c’est avouer. Accepter, c’est risquer. Alors on temporise.
Les grands mots arrivent toujours quand le petit geste fait peur
On va vous parler de libertés individuelles. De dignité de la fonction. De secret médical. De présomption. Tout ce vocabulaire noble qui ne sort jamais aussi vite que lorsqu’un test pointe le bout du nez.
Parce que la poudre dans les hautes sphères, ce n’est pas une rumeur de comptoir. C’est un sujet ancien, documenté, raconté par ceux qui ont fourni. Relisez ce que disait l’ancien dealer du Tout Paris, Gérard Fauré, sur sa clientèle politique et médiatique. Personne ne l’a démenti sérieusement.
Le vrai test, c’est le refus
Un dépistage ne révèle pas une consommation. Il révèle qui a peur du dépistage. Le jour où cette demande sera enterrée, et elle le sera vite, on tiendra la vraie information. Pas le nom des consommateurs. Le nombre de bras qui tremblent dans l’hémicycle.
Lecornu a dégainé pour les ministères. Jolivet renvoie la balle à l’Assemblée. Maintenant, on regarde. Qui dit oui franchement. Qui tousse. Qui se découvre soudain une passion pour la vie privée.
Source · Le Figaro.
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