Vingt ans pour des viols sur une enfant. Il portait déjà un bracelet électronique
Dans le Tarn, un homme est condamné à 20 ans de prison pour des viols répétés sur une enfant de 6 à 11 ans. Au moment des faits, il portait un bracelet électronique, pour des agissements similaires. À quoi sert le dispositif ?
Un bracelet électronique est censé surveiller. Empêcher. Dissuader. Sauf quand il ne sert à rien.
Dans le Tarn, un homme vient d’être condamné à 20 ans de prison pour des viols répétés sur une enfant, entre ses 6 et ses 11 ans. Le détail qui glace, rapporté par la presse locale, il portait un bracelet électronique au moment des faits. Pour des agissements similaires.
Surveillé, et pourtant
Lisez la phrase deux fois. L’homme était sous surveillance judiciaire, équipé du fameux dispositif présenté comme une garantie, et il a commis, pendant ce temps, les crimes pour lesquels il est aujourd’hui condamné.
Alors la question se pose, et elle est légitime. À quoi sert le bracelet électronique ? Il géolocalise. Il ne protège pas. Il dit où était l’homme, pas ce qu’il faisait. Pour une victime, savoir que son agresseur portait un boîtier à la cheville n’a rien empêché du tout.
On vend ces outils comme des solutions. Ils sont surtout des compromis budgétaires, moins chers qu’une cellule, moins exigeants qu’un vrai suivi. Et à chaque drame, on redécouvre la même évidence. Surveiller de loin un prédateur, ce n’est pas le neutraliser.
Vingt ans, donc. Pour les faits. Reste la question que personne, en haut, n’a envie de trancher. Combien d’enfants faut il pour qu’on cesse de confondre un bracelet avec une protection ?
Source · presse régionale (Tarn).
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