Comment le Covid-19 a bouleversé le marché mondial de l’art et quel est son avenir ?
Si tout était normal, le cirque ambulant du monde de l’art devait arriver à Londres pour la « Frieze Week », avec sa foire, ses ventes aux enchères, ses lancements d’expositions et, bien sûr, ses fêtes. Puis tout ce petit monde allait se diriger vers Paris pour la FIAC, puis à New-York pour les enchères de plusieurs millions de la «giga-semaine» de novembre et enfin tout ce petit monde allait terminer à Art Basel à Miami Beach en décembre pour clôturer l’année.
Mais il n’y aura rien cette année. Et personne ne sait ce qu’il va se passer dans l’avenir proche. Plus personne n’a le gouvernail. Alors tout le monde copie le voisin, sans réfléchir. Tout le monde mise donc tout sur le digital. Visionnage des oeuvres en ligne, en réalité augmentée ou non. Tout les événements sont virtuels. Même Christie’s et Sotheby’s font leurs ventes en ligne, en direct live.
Tout le monde a dû remettre en question ses idées dépassées sur la vente d’art numérique. Maintenant des collectionneurs achètent en ligne, sans vraiment regarder, des peintures à plusieurs millions. Comme par exemple la nouvelle peinture de George Condo pour 2 millions de dollars ou encore une autre vendu plus de 10 millions de livres sterling par e-mail.

Le récent rapport de l’économiste Dr Clare McAndrew sur l’impact du Covid-19 sur les galeries, commandé par Art Basel et UBS, a constaté une baisse de 36% des ventes mondiales des galeries au premier semestre 2020. Et les ventes aux enchères ont chuté de 49% au premier semestre.
L’impact du virus sur la scène artistique est encore difficile à quantifier. La marée n’est pas encore arrivée. Il n’y a pas encore eu d’annonces de fermeture de galeries, mais ça va arriver. Et tout un écosystème va s’effondrer. Les ventes vont diminuer et les revenus des artistes vont chuter. Ce qui va avoir un impact sur les gens à tous les niveaux, des artisans aux techniciens et intermittents du monde de l’art.
Les réductions de personnel ont déjà commencé chez Christie’s et Sotheby’s qui ont réduit considérablement leurs effectifs. Même la riche galerie Hauser & Wirth a «réduit ses effectifs» car « certaines fonctions ne sont plus un travail à plein temps [comme dans les services d’expédition] ».
Aujourd’hui, de plus en plus de professionnels se demandent s’il vaut vraiment la peine d’avoir une galerie physique. Ce qui va amener la question suivant : si les galeries sont incapables de fournir la plateforme promotionnelle d’une foire ou d’une exposition en chair et en os, quelle exposition donnent-elles maintenant aux artistes ?
Avec l’aide d’Instagram, certains artistes deviennent leur propre galeriste. Ils peuvent vendre des œuvres en publiant des images d’eux sur Instagram.
Le Covid-19 va très probablement accélérer une montée en puissance du modèle de représentation des artistes des agences de talents (comme la division Beaux-Arts de United Talent Agency (UTA) et Graham Southern & Partners, une agence de gestion d’artistes qui vient d’être fondée à Londres).
Le modèle de galerie est mort parce qu’il est exposé aux réalités économiques et immobilière. Et, cerise sur le gâteau, la plupart des galeries ne sont pas configurées pour gérer la marque numérique d’un artiste. Est-il donc encore nécessaire de vous faire un dessin sur l’avenir du métier de galeriste ?

PARADISE #044. Rencontre Parsons 1984. Marc Jacobs International Inc 1986. Marc Louis Vuitton creative director 1997-2013 par Bernard Arnault. Stephen Sprouse 2001, Murakami 2003, Richard Prince 2007, Yayoi Kusama 2012. Marc rachat 100% capital Robert 2017 = 70 millions deal. Robert effacé
Une étude de l’université EAFIT de Medellín chiffre à 16,5 milliards de dollars ce que la cocaïne a rapporté aux organisations criminelles colombiennes en 2024. Elle dépasse le pétrole pour la première fois depuis 2014. Le vrai sujet n’est pas le total, c’est où la valeur se crée.
Le Service d’information du Gouvernement a mis en ligne le 28 août « Et si l’IA votait à votre place ? ». Il l’introduit comme un exercice de politique-fiction. Puis il cite une étude selon laquelle 16 pourcent des Français l’ont fait aux municipales de mars 2026.
Depuis ce mardi 1er septembre 2026, aucun médecin ne peut prescrire plus de 31 jours d’arrêt initial. Le texte permet de dépasser ce plafond quand le patient n’obtient pas de rendez vous à temps, vu la démographie médicale du territoire. La pénurie devient une catégorie juridique.
L’arrêté est paru au Journal officiel le 28 août. Il s’applique le 1er septembre. Trois jours. Quinze catégories de vêtements, de 0,50 euro le boxer à 19,50 euros la veste en 2030, et une liste d’exemptés qui ressemble à s’y méprendre à l’annuaire de la mode européenne.
La redevance PFAS entre en vigueur ce mardi 1er septembre 2026. Elle devait s’appliquer au 1er mars. Elle vise 28 substances sur plusieurs milliers, environ 200 usines sur 3 400 mesurées, et prévoit un abattement automatique de 80 pourcent. Le tarif, lui, tient en une ligne : 1 000 euros le kilo.