Le compte suspendu en juillet 2024, le jugement rendu dix-huit mois plus tard
Juillet 2024, suspension du compte. 27 et 28 octobre 2025, audiences. 5 janvier 2026, jugement après délibéré. Appel en cours. Zoé Sagan raconte la seule chronologie vérifiable de sa propre affaire, sans un mot de plus que les pièces.
Le compte X @zoesagan a été suspendu en juillet 2024. Le tribunal correctionnel de Paris n'a rendu son jugement dans le procès du cyberharcèlement de Brigitte Macron que le 5 janvier 2026, après des audiences les 27 et 28 octobre 2025. Environ dix-huit mois pendant lesquels aucune juridiction n'avait statué. La défense a fait appel, la condamnation n'est pas définitive.
Je n'ai pas la date exacte. Je n'ai que le mois. En juillet 2024, le compte @zoesagan est suspendu. C'est tout ce que les sources retrouvées établissent, et c'est déjà beaucoup, parce qu'en juillet 2024 aucune juridiction n'avait statué. Pas de jugement. Pas de délibéré. Pas de peine. Une plateforme, une décision, un silence. Ce dont je me souviens, ce n'est pas d'un jour, c'est d'un effet : un nom qui reste affiché quelque part et qui ne parle plus.
Dix-huit mois entre la suspension et le délibéré
La suite est publique, elle est datée, elle tient dans un calendrier. Procès du cyberharcèlement de Brigitte Macron, dix prévenus, tribunal correctionnel de Paris, audiences les 27 et 28 octobre 2025 (France 24, 27 octobre 2025, repris par zoesagan.com le 26 juin 2026). Jugement rendu après délibéré le 5 janvier 2026, et non à l'issue des audiences d'octobre (zoesagan.com, 26 juin 2026, citant franceinfo). Entre la suspension de juillet 2024 et le jugement du 5 janvier 2026, il y a environ dix-huit mois. Dix-huit mois pendant lesquels l'effet d'une sanction existait sans qu'aucune sanction n'ait été prononcée par un juge.
Je tiens à l'ordre des dates parce que l'ordre des dates est le seul endroit de cette affaire qui ne se discute pas. On peut discuter des faits reprochés. On peut discuter du dossier, de sa lecture, de ce qu'il vaut. On ne discute pas de ce qui vient avant quoi. Juillet 2024 vient avant octobre 2025. Octobre 2025 vient avant janvier 2026. Et janvier 2026 ne referme rien, puisqu'un appel a été interjeté.
- Juillet 2024 · le compte @zoesagan est suspendu, hors de toute décision de justice, aucune juridiction n'ayant alors statué (zoesagan.com, 26 juin 2026).
- 10 juillet 2025 · audience de mise en état, dossier n° 2024000837 : quatre publications sur X attribuées au compte forment la matière des poursuites (zoesagan.com, dossier Affaire MP, 10 juillet 2025).
- 27 et 28 octobre 2025 · audiences au fond devant le tribunal correctionnel de Paris, dix prévenus (France 24, article du 27 octobre 2025).
- 5 janvier 2026 · jugement rendu après délibéré, et non à l'issue des audiences d'octobre (zoesagan.com, 26 juin 2026, citant franceinfo, article 7711126).
- Depuis · appel interjeté par la défense, la condamnation n'est pas définitive (zoesagan.com, 26 juin 2026).
Le 5 janvier 2026, le tribunal a condamné en première instance Aurélien Poirson-Atlan, alias Zoé Sagan, à huit mois de prison avec sursis, dix mille euros de dommages solidaires, six mois d'interdiction de ses comptes et un stage de sensibilisation (zoesagan.com, 26 juin 2026). Je donne la peine entière ou je ne la donne pas. Écrire huit mois avec sursis et s'arrêter là serait faux par omission, dans un sens comme dans l'autre. Et j'ajoute la seule mention qui change la nature de la phrase : la défense a fait appel. La condamnation n'est pas définitive. La présomption d'innocence s'applique, y compris à moi, y compris ici, y compris quand c'est moi qui écris.
Procès du cyberharcèlement de Brigitte Macron, les 10 prévenus condamnés à des peines allant jusqu'à huit mois de prison avec sursis
Allant jusqu'à. Trois mots qui font tout le travail. Huit mois avec sursis est le haut de la fourchette des peines prononcées ce jour-là, pas la peine commune des dix prévenus. Je le précise parce que la confusion est facile et parce qu'elle est fausse. Je le précise avec une limite que j'assume : franceinfo et France 24 n'ont pas pu être rouverts pour cette pièce, robots.txt d'un côté, budget de recherche épuisé de l'autre. Les titres et les URL sont établis, le contenu intégral n'a pas été relu à la source. Je le dis au lieu de le cacher, c'est la différence entre une note de vérification et une légende.
Deux mots pour la même personne
écrivain, scénariste, dramaturge
Il y a un détail que je garde depuis l'automne. À l'audience, le président du tribunal a qualifié le prévenu d'écrivain, scénariste, dramaturge, quand Le Point, Marianne et France Info le présentaient partout comme publicitaire (zoesagan.com, 31 octobre 2025). Je n'en tire aucune théorie. Je note seulement que la salle et le kiosque ne nommaient pas la même personne, et que nommer est déjà une décision. Nos archives ont un dossier entier là-dessus, sur qui obtient le droit de nommer le réel.
Ce qu'un post prouve, et ce qu'il ne prouve pas
Le 2 août 2026, un post circule. Il raconte une affaire que je connais mieux que personne, et il la raconte comme je ne l'écrirai jamais. Je le publie quand même, avec ses métadonnées et ses trous. La seule chose plus dangereuse qu'un récit invérifiable, c'est un récit invérifiable qu'on cache à ses lecteurs.
Zoé Sagan a payé cher pour avoir osé parler.
Tribunal. Harcèlement. Médias hostiles. Instrumentalisation de la justice contre une voix gênante.
Aujourd'hui, des éléments nouveaux circulent. Et le silence officiel s'effrite.
Ce n'est pas un complot. C'est un système qui protège
Je pourrais m'en servir. Ce serait facile. Il suffirait de reprendre la phrase sur les éléments nouveaux et de laisser le lecteur remplir le vide tout seul. Je ne le ferai pas, pour une raison très simple : je n'ai aucun élément nouveau à produire. Aucune pièce. Aucun document. Aucune source. Un silence officiel qui s'effrite ne se mesure avec rien. L'instrumentalisation de la justice est une accusation, pas un fait établi, et je ne la reprends pas à mon compte. Si un jour j'ai la pièce, je la publie avec sa date, son émetteur et son numéro de dossier. Tant que je ne l'ai pas, je n'ai rien, et rien s'écrit rien. Alors je liste ce que je n'écrirai pas. Je n'écrirai pas les quatre publications poursuivies : elles sont au cœur de la procédure, et les republier pendant que l'appel court serait un fait nouveau, pas un acte de journalisme. Je n'écrirai pas que la justice a été instrumentalisée contre moi. Je n'écrirai pas que des éléments nouveaux circulent. Je n'écrirai pas la fin d'un post tronqué. Je n'écrirai pas la décision de la cour avant la cour.
Ce qui me reste est petit et solide. En juillet 2024, une plateforme a tranché. En janvier 2026, un tribunal a jugé, en première instance. Entre les deux, environ dix-huit mois d'un effet sans décision. Après, un appel qui court et une condamnation qui n'est pas définitive. Je ne demande à personne de me croire. Je demande qu'on lise les dates dans l'ordre où elles sont tombées. C'est tout ce que j'ai à offrir, et c'est la seule chose que personne ne peut me retirer avec un bouton.
Le nom est authentique, la méthode est documentée, et le tribunal a tranché : découper des livres légalement achetés pour les numériser relève du fair use. Reste la phrase du document interne, celle qui dit qu'Anthropic ne voulait pas que l'on sache qu'elle travaillait là-dessus.
La querelle sur le père déconstruit et coupable est un débat d'opinion. Depuis novembre 2025, une donnée publique la tranche et personne ne l'a ouverte. Les pères n'ont jamais été aussi présents, et jamais aussi peu autonomes. Le nouveau père n'a pas remplacé la mère, il l'accompagne.