Les sœurs Anna-Claria et Sasha Bogdanoff, réalisatrice et chanteuse bien à part
Les sœurs Anna-Claria et Sasha Bogdanoff, respectivement réalisatrice et chanteuse sont une révélation. Elles ont un monde à part. Bien à elles. Qui leur ressemble comme deux gouttes d’eau. Parce qu’avec elles c’est toujours le fond qui remonte à la surface. Et oui, Anna-Claria et Sasha Bogdanoff ont la beauté de celles qui ne le savent pas. Comme si elles avaient compris très jeunes qu’on doit travailler son monde intérieur avant de s’attaquer à son esthétique extérieure.
En signant ce premier clip (le titre est produit par Matthieu Chedid et réalisé par Matthieu Chedid et Pierre Juarez), Anna-Claria Ostasenko Bogdanoff vient d’offrir à sa sœur Sasha Bogdanoff une folie des grandeurs. L’une donne de la hauteur à l’autre. Et inversement.
Avec cet objet visuel non identifié tourné en Camargue, à la fois mystique et poétique, les sœurs Anna-Claria et Sasha Bogdanoff prouvent leur harmonie artistique. Comme l’explique très bien la réalisatrice, qui a été accompagné pour ce clip par l’excellent directeur de la photographie Michel Amathieu, « j’ai imaginé T O H I D U comme une représentation stylisée de la quête de Sasha en Afrique. A l’aube se lève une peur intérieure. A l’horizon blanc s’élève un colosse né du sel. Dans son oeil luit le mirage de l’ancien démon. Sur son corps coule le sel de la terre d’hier. Les mains se frôlent, s’attachent, se lâchent. A l’orée d’un royaume de sable résonne l’appel des hommes bleus. Pères du rythme, du mouvement, de la Vie. De leurs bâtons ils ouvrent le ciel, de leurs pieds ils foulent la Terre. A mesure qu’ils dansent, les battements de la peur s’affaiblissent. Le rythme s’emballe jusqu’à l’apogée de cette danse vitale. Un bâton s’enfonce dans la terre craquelée. La bête s’effondre sur le sol blanc. Au bout d’un chemin bleu, la liberté. La naissance d’une femme solaire. »
La jeune réalisatrice, Anna-Claria Ostasenko Bogdanoff est née en 1991 et a déjà un cv puissant. Khâgne, Hypokhâgne, Master en cinéma suivi de La Fémis, bref, en plus d’avoir déjà un œil très mature, elle a aussi un cortex qui tourne très vite.
François Delaroyère, son beau-père, qui a été scénariste dans le passé, collabore étroitement avec elle en co-scénarisant tous ses projets musicaux et artistiques. Avec ces deux sœurs tout de toute façon est une histoire de famille.
D’ailleurs, sa sœur Sasha a eu l’obsession de retrouver sa famille afro-américaine, en marchant sur les traces de son arrière-grand-père, Roland Hayes, premier chanteur d’opéra noir reconnu internationalement.
C’est un parcours qui l’a amené à retrouver sa grand-tante Africa et ses filles, à Boston, qui lui ont inspiré évidemment son EP « Back to Roots » ainsi que le clip « Mississippi blues ».
Ses racines l’ont aussi amené en Côte d’Ivoire d’où a été arraché jadis son ancêtre. De cette nouvelle découverte naîtra «Tohidu» ainsi qu’un album entre soul, folk et world music.
En rendant hommage à leurs ancêtres avec ce morceau « Tohidu », vous l’aurez compris, ce duo fusionnel, aussi élégant que rafraichissant, est prêt à conquérir le cœur du public. A sortir du nid. A aller plus haut, plus fort. Elles ont le rythme, elles ont le bon tempo, bref, elles vont être le nouveau cool français. Parce qu’il ne faut jamais oublier que l’ingrédient clef du cool, depuis toujours, c’est avant tout le RYTHME.
C’est la société de production L’ENSEMBLE qui a su avoir le quart d’heure d’avance pour représenter Anna-Claria Ostasenko Bogdanoff en tant que réalisatrice. Et nous parions notre réputation qu’une longue carrière de metteuse en scène s’ouvre à elle. Le monde de la mode va tenter de les récupérer pendant que les maisons de disque affuteront leur stratégie pour travailler avec elles…
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